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Posté le vendredi 02/02/2007 à 13h03
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| 20h30un café donnant sur l’une des plus grandes artères de la ville. Un lieu quelconque, aménagé en deux étages. Comme la plupart des cafés à Casablanca, la clientèle est presque exclusivement masculine. C’est là que j’ai rendez-vous avec |
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| Yassir, qui arrive seul. Aucun de ses amis n’a accepté de rencontrer une journaliste. Yassir, pourtant, a essayé de les mettre en confiance : leurs noms, leurs emplois, leurs adresses ne seront pas cités. Aucun risque alors qu’ils soient reconnus, une fois l’article publié. Leur réponse sera sans appel : ils refusent de se livrer à une journaliste marocaine. Yassir, lui, à peine assis, lance narquois : "Vous vous êtes installée du côté hétéro. Les homosexuels restent au rez-de-chaussée". Rien dans les attitudes des hommes attablés ne semble confirmer ce que dit Yassir, cadre dans une entreprise et militant pour les droits des homosexuels dans plusieurs organisations internationales. Lui est un habitué et connaît bien les lieux. Souvent, en fin d’après-midi, c’est ici qu’il vient retrouver ses amis. Ce café, depuis quelques années déjà, est l’un rares endroits que les homosexuels ont investi pour en faire un lieu de rencontres et de drague, une sorte de quartier général où ils peuvent "se retrouver entre eux". Yassir explique : "Cela ne veut pas dire qu’il n’y a que des homosexuels ici. Mais seuls les homosexuels peuvent savoir qui l’est et qui ne l’est pas". Comment ? Yassir sourit et répond du tac au tac : "C’est inexplicable ! Moi je saurais, avec très peu de chances de me tromper, qui est homo et qui est hétéro", puis après quelques secondes de réflexion, continue : "Le regard est très important. Je peux savoir à la façon dont un homme regarde un autre homme assis à une table s’il est homo ou pas". Ici, autant le propriétaire que les serveurs savent que le lieu est très fréquenté par les homosexuels. Sont-ils pour autant accueillis à bras ouverts ? "Si on se retrouve ici, ce n’est pas parce que le propriétaire l’a voulu ou l’a encouragé. Il ferme les yeux, parce que les homosexuels sont une bonne clientèle |


Je regarde autour de moi, des hommes entrent et sortent du café. Je me surprends à me poser des questions sur l’orientation sexuelle de chacun. En vain. Ici, tout se fait dans la discrétion. On se drague en se regardant dans les yeux ou en se souriant. Et puis, ici, presque tout le monde se connaît. Yassir m’explique : "Bien sûr qu’on peut parler d’une communauté homosexuelle. Une communauté qui va fréquenter les mêmes endroits, qui a le même humour, les mêmes codes". C’est ainsi que j’apprends que pour désigner un homosexuel - le mot en darija ayant une forte connotation péjorative - il a fallu trouver des expressions en français, spécifiques au milieu homo. On dira alors : "Il est comme ça", "il marche" ou encore "il est du domaine".
Vers 22 heures, Yassir me propose de faire un tour dans Casablanca, de découvrir les avenues et les jardins, haut lieux de rencontres et de drague. Nous arrivons sur un grand boulevard de la ville. Tout semble calme, normal : "Il est trop tôt, il n’y a pas grand monde. Un homme qui cherche un compagnon sait qu’il peut venir ici. Il lui suffit d’arpenter le boulevard, à pied ou en voiture". Plus loin, j’apprends que telle rue est investie la nuit par les prostituées, une autre par les travestis et que la nuit, un jardin public abrite bien des amours interdites : "Il arrive que les prostituées soudoient les flics et que ceux-ci ferment les yeux. Sinon, quand il y a des rafles, on fabrique des PV de toutes pièces accusant des homosexuels de prostitution, bien que ça ne soit pas le cas".
Minuit trente. Nous sommes dans une boîte de nuit de la ville. C’est la seule où, depuis plusieurs années, les homosexuels viennent faire la fête entre copains, draguer ou se prostituer. Yassir, moqueur, me lance le défi de deviner qui est homo et qui ne l’est pas. La tâche est difficile et pour cause : "Ici, il y a de tout. Des hétéros, des bisexuels et des homos. Ceux-là sont ici, plus à l’aise qu’ailleurs. Ici, ils peuvent se lâcher". L’endroit, pourtant, n’a rien d’une boîte de nuit gay parisienne et rien ne le distingue d’un autre haut lieu de la nuit casablancaise. Rien non plus qui puisse choquer un homophobe convaincu : pas de gestes d’affection ou d’amour entre les hommes attablés. Yassir précise : "C’est inconcevable. Les homos n’osent même pas avoir des gestes que les hétéros peuvent avoir entre eux. Se prendre par la main, par exemple. S’ils se lâchent, c’est dans leur façon de s’habiller, de danser, de se comporter". J’observe la piste. Deux hommes dansent ensemble, l’un face à l’autre. Rien qui laisse deviner leur identité sexuelle. Au Maroc, il suffit d’aller dans un mariage pour savoir que deux hommes ou deux femmes qui dansent ensemble est loin d’être exceptionnel.
Vers deux heures du matin, la boîte de nuit ne désemplit pas. Sur la piste de danse, deux jeunes hommes en pantalon et t-shirt moulants se déhanchent sur une musique orientale. À une table, un homme passe discrètement la main sur la nuque puis sur la taille de son voisin. Deux Asiatiques et un jeune Marocain se dirigent vers la sortie. Yassir me confie : "Je sais que je peux draguer sans crainte l’un des hommes qui sont au bar".
Nous quittons la boîte de nuit. Des videurs saluent amicalement Yassir. Ils veillent à la sécurité de l’endroit et à ce que personne ne vienne déranger les clients : "Ici, les homosexuels sont protégés. La boîte ne peut pas s’en passer, car ils vont consommer plus et vont revenir plus souvent que des hétérosexuels". Je me retourne, un policier en costume de service a fermé la porte derrière nous…

















Les Maghrébins sont de grands romantiques. C’est en tout cas ce que semblent indiquer les statistiques de Google. Elles révèlent en effet qu’Alger, Rabat, Casablanca et Tunis sont les quatre villes du monde qui tapent le plus le mot « amour » dans le fameux moteur de recherche sur Internet...
Paris, la ville de l’amour ? Pas si sûr. La capitale de l’amour pourrait bien être Alger, à moins que ça ne soit Rabat, Casablanca ou Tunis. Le site de statistiques de Google (http://www.google.com/trends) indique ces quatre villes sont respectivement celles où les internautes ont le plus fréquemment tapé le mot « amour » lors de leurs recherches sur Internet.
Elles devancent ainsi souvent du double les six villes françaises qui figurent dans le top 10 de Google. Des villes qui répondent au doux nom de Provins, Amiens, Lille, Franconville, Nancy et Strasbourg. Oui, oui, vous avez bien lu : Paris ne figure pas sur la liste.
Alger arrive largement en tête devant les trois autres villes de la région, mais le Maroc ne s’en sort pas si mal. Il compte deux agglomérations (Rabat et Casablanca) friandes d’amour. De quoi faire passer le Royaume chérifien en tête des statistiques par région que propose Google. Le Maroc passe ainsi devant ses voisins algérien et tunisien, et mène largement danse devant la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas.
A noter que « 25% des 20 000 inscrits sur le site amour.fr sont des Tunisiens selon les statistiques du site », rapporte Québec Micro. Comment un simple terme peut-il susciter un tel engouement ? Certains estiment que les Maghrébins tapent l’« amour » dans Google en espérant trouver la clé qui leur permettra de quitter leur pays. D’autres considèrent que c’est l’expression d’un simple besoin d’affection.
Mais lorsqu’Afrik a tapé le mot « sexe », l’Algérie arrivait également loin devant avec son dauphin le Maroc. L’amour et le sexe ne sont certes pas incompatibles, mais il est vrai que ce second résultat casse un peu de le romantisme du premier. A ce propos, le Maroc arrive en troisième position des pays qui ont le plus recherché le mot « romantisme » sur le Web. Et devenez qui est le premier ? Le Sénégal, et de très loin !
Visiter le site de Google Trends

Depuis quelques mois, certaines associations du pays dénoncent une recrudescence des activités sexuelles impliquant des enfants. Une augmentation qui s’expliquerait par le fait que les touristes pédophiles fuient les contrées dévastées par le raz-de-marée du 26 décembre 2004, où la législation s’est considérablement durcie contre leur sexualité, pour des Etats jugés moins regardants. Dont le Maroc, où les villes d’Agadir et surtout Marrakech sont particulièrement concernées.
Ces allégations ressortent alors que plusieurs réseaux de pédophilie ont été démantelés dans le pays. « En 2005, nous avons relevé plusieurs affaires. Il y a celle d’un resto-bar de Marrakech tenu par deux frères français qui a fait une cinquantaine de victimes. Les deux Français ont été arrêtés, ainsi que le commissaire de la ville de Marrakech, qui a été condamné à quatre ans de prison. Il était chargé de surveiller l’ouverture et la fermeture des bars et comme les Français n’ont pas respecté les règles, c’est comme si le commissaire était complice.
Dans l’‘affaire Hervé’, ce journaliste belge a été condamné en première instance à 4 ans fermes. La cour d’appel a ramené cette sanction à deux ans, mais le roi l’a gracié et a ramené la peine à un an de prison. Il va donc sortir dans quelques jours. Mais on a retrouvé sur son PC 17 000 photos et 140 000 enregistrements vidéo pédophiles.
Chaque Marocain, parmi eux des mineurs, était payé entre 200 et 500 dirhams (entre 18 et 45 euros, ndlr) par acte. Un Hollandais a été condamné vendredi dernier en première instance à 4 ans parce qu’il avait des relations avec des mineurs », explique Omar Arbib, membre du bureau de la section de Marrakech de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).
La pédophilie n’est pas un fait nouveau au Maroc et des campagnes de prévention ont été organisées pour protéger les enfants. Mais, selon Omar Arbib, les cas relevés ont considérablement augmenté. « En 2003, nous avons relevé 40 cas isolés sur Marrakech. En 2004, nous avons constaté la naissance de réseaux et en 2005 plusieurs affaires ont éclaté. Nous pensons qu’il y a environ 200 victimes. Mais il y a certainement d’autres cas que la police n’a pas pu découvrir ». « La presse et nos témoins qui reviennent du Maroc nous signalent la recrudescence du phénomène », rapporte Abdellah Najib, président de l’Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM).

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Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les services de police de Marrakech auraient démantelé un réseau pornographique homosexuel. Dix-huit personnes, dont un ressortissant français, ont été arrêtés le 17 février dernier. Elles ont été déférées devant un juge lundi 20 février. Au moins sept autres personnes, dont le «cerveau» du réseau, sont recherchées. Ce dernier, de nationalité française, est gérant d'une maison de productions spécialisée dans les films pornos en France. «L'enquête, qui s'est effectuée dans la discrétion la plus totale, a été déclenchée sur information collectée par les services des RG, suivie d'une opération d'infiltration en profondeur ayant permis d'identifier la majorité des membres du réseau et de localiser tous les sites ayant servi aux tournages», explique la DGSN, reprise par Aujourd'hui Le Maroc. Parmi les personnes arrêtées se trouveraient un caméraman de nationalité française, des membres de l'équipe technique, des «rabatteurs» et des jeunes hommes ayant joué dans les films. La législation marocaine interdit les pratiques homosexuelles (considérées un délit), ainsi que la prostitution et la pornographie. Il est très probable que dans cette affaire, les acteurs marocains soient poursuivis au même titre que les commanditaires, qui, d'après la DGSN, avaient promis une somme importante d'argent et des papiers pour émigrer en France.

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Le Maire de Marrakech en a décidé autrement : pas de clubs gays au Maroc. Il a déclaré en outre que sa ville ne saurait être un nouveau Eldorado comme la Thaïlande. A Marrakech surtout , les riads des étrangers sont surveillés , un Marocain marchant aux cotés d'un touriste européen est facilement intercepté pour un controle de police , et le touriste n'est pas épargné. Le 3 Octobre dernier , le journal AL-JAREEDA a ainsi exposé abusivement l'intimité d'hommes et de femmes , homos et hétéros . les photographies ont été extraites de divers sites de rencontres gay ; malgré un cadre légal qui interdit toute plublication sans autorisation préalable . les tabous sexuels au Maroc sont tels que tout écart est socialement stigmatisé . RAFIK mon meilleur ami , un jeune gay marocain qui vit à Casablanca , désespéré ,apeuré depuis la publication de sa photo dans le Journal qui tirait : ces jeunes Marocains qui cherchent du plaisir sur internet . Pendant plusieurs semaines , RAFIK n'est quasiment pas sorti de chez lui , il est d'ailleurs en froid avec sa famille depuis l'incident. il craint meme que le journal n'utilise ces images pour illustrer d'autres articles sur les gays . La Bodéga ,un Bar gay à Marrakech réputé pour etre fréquenté par des Gays , est fermé depuis le mois d'aout . les propriétaires, deux Français , sont actuellement en prison pour douze et 18 mois .ils seraient accusés d'étre impliqués dans des affaires de proxénétisme et de corruption avec un agent de la police qui aurait fermé les yeux sur leurs activités illégales ( prostitution , absence de licence d'alcool pour le bar, alcool servi aux mineurs ... ). la Police a interpellé 7 jeunes clients habitués des lieux . .
Venu à Tunis pour retrouver son ami Khaled, Bruno Le médecin français, est arrêté pour homosexualité, il passe quatre mois d'enfer en prison, dans l'indifférence des autorités françaises. Témoignage.
Le billet d'avion pour le week-end en Tunisie était bon marché. C'était l'occasion de revoir mon ami Khaled. J'étais arrivé la veille à Tunis, et ce samedi-là, dans l'après-midi, Khaled et moi quittions la maison d'un ami. Les trois hommes en civil nous ont barré la route. Tout a été très vite. Moi, on m'a mis une carte de police sous le nez. Khaled, on lui a mis un poing dans la figure. Ils nous ont emmenés dans une camionnette banalisée. Ils nous suivaient depuis ce café de l'avenue Bourguiba où Khaled et moi nous étions retrouvés. Dénoncés ? Pour eux, nous étions homosexuels et avions fait l'amour dans cette maison. Ils nous ont séparés, chacun dans un bureau vide sans fenêtre. J'étais inquiet pour Khaled, pas pour moi. J'étais français, bien blanc, touriste, je ne risquais pas grand-chose, n'est-ce pas ? Vers le soir, on m'a apporté un papier. Incompréhensible, en arabe. C'était des aveux, il suffisait de les signer pour être relâchés. En résumé, reconnaissez que vous avez eu une relation sexuelle et vous sortez. Au maximum, ce sera une amende. Et si je ne signais pas ? Ils regretteraient alors de devoir nous garder. J'ai signé. Vingt minutes plus tard, j'étais menotté, poussé dans un fourgon. Direction la prison centrale de Tunis.


La compagnie aérienne Atlas Blue, filiale à 100% de Royal Air Maroc (RAM) a été créée le 28 Mai 2004. Elle assure des liaisons internationales reliant les villes de province marocaine Marrakech et Agadir à différents pays européens. L'offre comprend dans un premier temps les marchés français, italien, belge, hollandais, allemand, anglais et suisse. L'ambition de notre compagnie est d'élargir son champs d'activité dans les 5 années à venir à d'autre pays européens. Les vols sont ouverts aussi bien aux touristes étrangers qu'aux résidents marocains à l'étranger et aux résidents locaux.

L'Économiste, un quotidien marocain, relate une histoire singulière dans son édition du 2 décembre: un couple homo pourrait être marié au Maroc! Dans un pays qui réprime l'homosexualité, la scène a de quoi étonner même si d'un point de vue juridique, cela s'explique facilement. Le couple a vécu longtemps dans le pays du ressortissant étranger où le partenaire marocain était sans-papiers. Après son expulsion et son retour dans son pays natal, son compagnon étranger l'a rejoint au Maroc malgré les risques encourus. Si L'Économiste ne précise pas quelle est la nationalité du partenaire étranger, il rappelle qu'«au regard de la loi et des conventions internationales, il est tout à fait possible pour un consul de marier deux personnes selon les lois de son pays. Dans ce cas d'espèce, il se trouve que le pays du Consulat admet les mariages gay. A priori, aucun problème ne se pose. Sauf peut-être celui des relations diplomatiques et du respect des susceptibilités" d'un peuple musulman pour lequel, une telle scène représente une profonde offense». Mais ce mariage ne protègerait pas le partenaire marocain de poursuites, au nom du droit national. Le code pénal dispose en effet «qu'est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et une amende allant de 120 à 1.000 DH, à moins que le fait ne constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe». «Le certificat de mariage du consul constituerait alors une preuve accablante», souligne une source judiciaire à L'Économiste. Si ce consulat semble prêt à marier ce couple, il faut rappeler que d'autres représentations diplomatiques, par «respect» du droit national, refuse de marier ou pacser les couples gays. Il en est ainsi de la France, qui refuse dans certains consulats la signature de pacs entre deux hommes ou deux femmes .


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L'album de Ricky a été annoncé pour le 11 Octobre il portera le nom de "life", il comprendra 12 titres.
Son single sorti au EU est intitulé "I don't care " traduisé "Je n'ai pas de soucis" et signé Ricky Martin...."que mas da" aura une version en Espagnol qui a été enregistré à New York.
Le titre est tres hip hop et r&b, style original qui est tres décalé par rapport au style de Ricky, bref l'album nous réserve quelques surprises...!!!
Le CLIP de "I dont't care" vient d'etre tourné à New York....


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A l’abris des regards, les soirées homos beurs se multiplient dans la capitale française. Retour sur une nuit avec ces hommes qui viennent du Maroc, d’Algérie ou de Tunisie...et qui aiment les hommes.
Samedi, minuit et demi. Rue de la Grande Truanderie, dans le Marais (Paris, 1er arrondissement), des sourires encore timides se pressent devant les portes du Saint-Arnaud. Mines de conspirateurs et chuchotements complices. Les videurs, faux durs dans leurs bombers menaçants, sont déjà submergés par les hommes qui se bousculent dans le sas d’entrée. Tenue de " lascar " exigée. Casquettes retournées, foulards noués sur la tête et pantalons larges. Parfois, un rien de Rimmel sur les regards humides.
Discrétion mal assumée
Lumière noire. Ombres lascives vautrées dans des divans profonds. Des fresques phosphorescentes ornent les murs : scènes de désert, touaregs versant le thé dans des oasis stylisées. Kitsch couleur locale. Il est encore un peu tôt pour se fondre dans la sueur mouvante des danseurs. DJ Karim s’échauffe, le raï remixé version techno fait vibrer les corps. Dans un halo de lueur pourpre, arrimé au comptoir, Mohammed, l’Algérien qui règne sur l’établissement, contemple son univers d’un air satisfait.
" Je fais des soirées homos parce que c’est ça qui marche ! Et puis, ça arrange la préfecture. Ce qu’il y a de bien avec les beurs homos, c’est que tu es sûr qu’il n’y aura jamais d’embrouille. Discrétion assurée. Ils ont trop peur que ça se sache ", confie Mohammed. Une serveuse en robe courte lui verse un gin tonic aux bulles fluorescentes. " Les serveuses, ça sert de prétexte à ceux qui ne s’assument pas. Ici, il y a beaucoup d’hommes mariés ou de faux hétéros. Ils font semblant de trouver les femmes jolies mais ils veulent rencontrer des mecs ", s’amuse le patron. De fait, la drague est soft et les regards furtifs.
Un secret étouffant
La chaleur monte. Mouvement de foule. Kamel Ouali, le prof de danse de Star academy, vient de faire son entrée. Il est venu là " pour s’éclater ", comme il dit. Tandis qu’un attroupement se forme autour de la vedette, Rachid, un frêle Marocain aux yeux de jade, entraîne son ami au sous-sol où la musique est moins forte.
Les murs de pierre de la cave rafraîchissent l’atmosphère. Le regard de Rachid hypnotise. Des lentilles de contact vert sombre agrandissent ses yeux et le font ressembler à une petite poupée androgyne. Avec ses manières de jeune fille, il a du mal à garder le secret. Tout le monde s’en doute dans sa famille, même s’il ne parle jamais de cette sexualité qui dérange. Ici, il respire, il n’a plus à mentir. " Ca me rappelle le Tan-tan club, la boîte d’Agadir où j’ai fait mes premiers pas ", murmure-t-il. Au Maroc, être homo, ce n’est pas encore trop difficile à vivre. Son ami, Farid, qui vient de la banlieue de Tunis, acquiesce. " En Tunisie et même en Algérie, c’est plus compliqué. Avant de venir en France, je n’allais jamais en boîte. Quelques aventures avec des cousins ou des voisins, c’est tout. Le secret, c’est étouffant ".


Vous avez donc bien compris qu’il faut prendre le cap sud. Les villes côtières habituellement gays-friendly comme Agadir restent toujours conseillées même si elles sont envahies de touristes qui brouillent les pistes au point où on perd ses repères et ne sait plus qui est quoi? Durant la saison il n’y a plus vraiment d’endroits gay mais on peut faire des rencontres un peu partout. Tout se passe dans le regard.
Une petite marche le soir près des hôtels peut vous faire du bien et vous porter chance pour rencontrer un compagnon de séjour. Mais si vous ne voulez surtout pas tomber sur quelqu’un que vous connaissez, le voisin ou le collègue, évitez cette ville tellement tout le monde y va!
Si vous êtes à Essaouira n’hésitez pas à louer un vélo et allez pédaler dans la campagne entre les mimosas. Une petite virée le soir sur le port vous fera beaucoup de bien aussi. Mais évitez la période du Festival Gnawa, il y a tellement de monde!
Casablanca avec ses boites de nuit ( VILLAGE DISCO GAY ) , ses parcs et ses larges avenues reste un endroit propice aux rencontres mais il faut doubler de vigilance puisque la ville est entrain de devenir particulièrement homophobe .
La ville rouge reste la destination idéale si toutefois les pics de chaleur (plus de 40° des fois) ne vous découragent pas! Bien au contraire, ces pics réussissent à décourager toute la horde habituelle de touristes. Ne restent que ceux qui n’arrivent pas à résister au charme de la ville et de ses habitants.
Vous y vivrez au ralenti à la journée, mais dès qu’il fait plus doux, la ville commence à s’animer de mille éclats. Tout peut être une excuse pour aborder les gens, et tous les endroits sont propices pour faire des rencontres, de la place Jemaa El Fna, les bars, les cafés, les boites de nuit, les hammams etc... Ce n’est pas pour rien que Marrakech est la capitale gay du royaume.
Enfin où que vous soyez, grâce à Internet, vous pourrez rencontrer un gay de votre région. Il suffira de s’arrêter dans le premier cyber du coin.

Ils étaient un million cet été à traverser la Méditerranée pour rejoindre le Maroc par Algésiras. Parmi eux, de nombreux jeunes. Libération est allé à leur rencontre.
Port d'Algésiras, 14 juillet 2005, 9 heures. Pris d'assaut par les voitures et les fourgonnettes des «MRE» (Marocains résidant à l'étranger), le lieu, situé sur le détroit de Gibraltar, dans le sud de l'Espagne, ne désemplit pas. Le parking de l'embarcadère des ferries constitue la dernière étape du voyage avant l'arrivée au «bled». Plus d'un million de Maroco-Européens transitent par ce port durant l'été. De ce voyage, ils se sont fait une joie toute l'année. Ce rassemblement a des allures de pèlerinage préparé depuis des mois.
Le Maroc s'est associé aux pays d'accueil des «MRE», notamment à l'Espagne, pour organiser le transit. Le royaume a baptisé l'opération «Marhaba» («bienvenue», en arabe), fier d'accueillir durant l'été sa diaspora et ses devises (17,82 milliards de dirhams : 1,8 milliard d'euros pour le 1er semestre 2005).
Sur le parking, les plaques d'immatriculation témoignent de la diversité de ces vacanciers à part. Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Luxembourg, Allemagne, Italie, Espagne... Chaque pays a ses représentants marocains.
Des jeunes gens arpentent les parkings en attendant d'embarquer. Dans les années 60-70, leurs parents, souvent analphabètes, étaient ouvriers. Eux sont de jeunes Européens souvent qualifiés dont les compétences intéressent le royaume chérifien. Ils accomplissent le voyage avec ou sans leurs parents.

Marocains, Tunisiens ou Algériens , ils sont à la tête de 12 347 sociétés, sur les 302 500 enregistrées à Paris. « Ces chiffres ne reflètent toutefois pas le nombre important d’entreprises développées par des Maghrébins d’origine qui ont acquis la nationalité française », regrette Alain Rallet, professeur d’économie à l’université Paris-XI.
S’ils sont, en moyenne, un peu plus jeunes que leurs homologues français, les chefs d’entreprise maghrébins restent assez âgés. C’est d’autant plus vrai pour les patrons algériens, qui ont plus de 51 ans en moyenne.
Ce sont à plus de 83 % des hommes et le commerce reste leur activité de prédilection. Près d’un tiers des entreprises tenues par des Maghrébins sont des magasins de gros ou de détail, et ils sont particulièrement présents dans les 18e et 11e arrondissements de la capitale. « Le commerce est un secteur traditionnellement prisé par les immigrés, relève Alain Rallet. Le capital initial nécessaire y est moins élevé qu’ailleurs et les contrôles réglementaires moins stricts. » L’économiste souligne par ailleurs les différences et les frontières existantes entre Algériens, Marocains et Tunisiens. Des frontières qui empêchent, selon lui, le développement d’un vrai « circuit économique communautaire » maghrébin.


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Je m’appelle Walid et j’ai 21 ans. Je suis gay, et tunisien... J’ai eu beaucoup de problèmes liés à mon orientation sexuelle dans mon pays : d’abord avec mes amis et famille, qui depuis qu’ils l’ont appris me méprisent complètement
J’étais étudiant en gestion et dans mon école, tout le monde a été au courant après qu’un étudiant m’ait dénoncé auprès de ses amis. J’ai du être obligé d’abandonner mes études parce que j’étais l’objet d’insultes et de réflexions homophobes de la part de mes professeurs, et collègues. Lorsque j’ai voulu me faire réorienter vers une autre université, mon directeur a carrément refusé de signer ma demande, et m’a plutôt demandé de consulter un psychologue. Comme si l’homosexualité était une maladie !
Une employée du foyer où je vivais a tout raconté à ma mère. Quand ma famille a appris que j’étais gay, elle a très mal réagi. Et cela m’a aussi déçu : ma mère ne m’a pas soutenu, mon père ne supportait plus que je reste avec eux, mon frère et mes cousins me dévalorisaient et m’insultaient constamment.
Face à cette situation insupportable et horrible, j’ai décidé de venir en France. Cela fait deux ans et demi que je suis ici. Au début c’est très difficile : j’avais pas de logement et j’ai habité chez des cousins durant un an, une année où ils m’ont presque dégoûté de la vie. Ils étaient au courant (L’information circule bien entre la Tunisie et la France !) Heureusement j’ai fait la connaissance d’un mec gay, qui est devenu mon petit copain. Il m’a beaucoup aidé à sortir de cette situation. Je vis avec lui depuis un an et demi, et maintenant ça va beaucoup mieux.

y a absolument pas de problemes a etre gay au maroc tout en etant discret c vrai que dans des villes comme tanger marrakech casablanca y a des endroits gay pour plus d’infos je vous cite qlqs uns mais la meilleur facon de faire des rencontres c le chat alors y a deux sites www.cybermen.com et sur mirc d’habitude plus souvent sur undernet . des endroits ; a marrakech discotheques comme le diaman noir paradise .a tanger c plus specifié alors y a des bars comme le tangerine il est un peu difficile a trouver mais il faut juste demander l’hotel ramdrandt c juste a cote y le coco beach aussi c un disco bar ouvet 6 mois par année et dernierement la rose bleu surtout les vendredi et samedi . a casablanca y a des cafés au centre ville , mais aux disco on est plus le bien venu la 81 le village etc... conduite a tenir : ne jamais se reveler a qlq un avant que lui le fasse ne pas se laisser conduire par qlq dans un endroit privé on peut toujours choisir un hotel si ca pose probleme on peut prendre deux chambres pour plus de discretion, avant tout demander a se rencontrer dans un cafe ou un endroit public pour se connaitre.

par racaille , on désigne ici les jeunes de cités ayant adopté le mode de vie , de langage et les codes vestimentaires que l'on connait .
on parle de la caricature de lascar : jogging , casquette , tarpé , vocabulaire fleuri et agressivité pour seule religion. on ne parle pas des maghrébins en général , ni d'aucune ethnie en particulier, ni encore d'habitants de banlieue qui ne revendiquent pas leur appartenance à la culture . a priori , la racaille sous-éduquée et ultra violente ne devrait pas inspirer l'intéret voire l'affolement sexuel qu'on constate. comment aimer quelqu'un qui ne s'accepte pas, ne s'aime pas , dont les codes culturels sont pauvres et dont la principale préoccupation est d'assouvir ses pulsions destructrices et antisociales ?
pour cerner ces clients , il faut d'abord observer que derrière le trip racaille , il ya une ribambelle d'autres trips .les fétichistes ( baskets , chaussettes) , par extension les amateurs d'odeurs et enfin un dérivé de trip SM qui met en scéne la racaille dominatrice qui vous traine dans la boue , vous roue de coups et vous hydrate de crachats et d'injures. il y a bien sur aussi le mythe de la grosse teub et de la baise bien chaude et sans blabla .si l'on résume , la racaille idéale c'est une grosse tige montée sur baskets puantes et prète à vous flanquer des gifles , le tout dans le cadre féérique d'une cave couverte de tags et si un revolver traine par là .
ainsi , laurent 21 ans explique : " tu prends un rebeu avec un look normal et le meme rebeu mais caillera avec la casquette et tout , et bien je prends le deuxiéme , ce qui m'éxcite c'est le coté mauvais , hyper viril , dominateur,bestial ."


Sans grande surprise, comme estimait une source "gay" sur Internet, les tendances des destinations gay pour cet été confirment les mêmes engouements que les dernières années.
C'est à dire que les choix tourisme des gays du monde ont toujours pour préférence les régions suivantes: Ibiza, Mykonos, Sitges, et Marrakech bien entendu.
Selon l’agence gay de voyage Eurogays interrogée par l’Agence France Presse, les destinations cités restent les lieux les plus privilégiés de la communauté Gay internationale.
Par contre en hiver et selon la même source, la clientèle gay préfère les USA avec New York, San Francisco, Los Angeles, Miami et Key West comme point de chute mais aussi des destinations plus lointaines et plus exotiques comme Sydney en Australie et Le Cap en Afrique du Sud.
Seule innovation cette année, la tendance est aussi aux chambres et maisons d'hôtes assurant un accueil gay friendly, selon le SNEG (Syndicat national des entreprises gaies) et notamment dans le sud.
Alors maison d'hôtes et chambres sudiste sont les mots clefs de 'la stratégie touristique' des gays. donc si vous allez à Marrakech oubliez pas visiter boite de nuit * LE DIAMANT NOIR * 100% GAYS . Ambiance assurée toute l'année, "gentiement gay" en semaine d'après le Routard. Elle reste une des meilleures discotheques de Marrakech .


L'Espagne et le Maroc vont construire un tunnel sous la Méditerranée
L'Espagne et le Maroc ont décidé de construire un tunnel ferroviaire sous la Méditerranée entre les deux pays, a annoncé le ministère espagnol du Développement.
Salim, lui, a subi une tentative de «rééducation». Quand l'étudiant modèle se métamorphose en «gars fêtard bien dans sa peau», dit-il, son grand-frère a pour mission de l'espionner. «Mon père m'a alors emmené en Algérie. Je n'ai pas senti le coup fourré. Je devais y passer dix jours. J'y ai été séquestré dix mois. Sans argent ni passeport. J'étais soumis à une cure de mentalité qui, selon mes parents, devait me sauver.» Le père a finalement ramené son fils à Montpellier. Mais sa famille s'acharne encore. Le 3 août 1998, ses frères le tabassent et le mettent à la porte avec la bénédiction maternelle. Il ne les a jamais revus depuis.
Le Coran promet pourtant aux croyants «un paradis où ils seront servis par des éphèbes immortels [...] semblables à des perles cachées», souligne Christelle Hamel dans le Dictionnaire de l'homophobie (PUF). Mais, pour les gays musulmans qui entendent depuis leur enfance qu'il s'agit du plus grand des péchés, «se construire avec une image positive de soi devient très difficile», ajoute l'anthropologue. Karim a la voix tourmentée et le visage délicat. Il vit son attirance pour les garçons comme une perversion: «15 000 bonnes actions ne suffiront pas à rattraper ça.» Son secret le ronge. «Inch'Allah!», son salut viendra peut-être «d'une rencontre avec quelqu'un»... à épouser.
Déjà mis à l'index par les traditions religieuses, les homosexuels ont désormais à craindre la propagande des intégristes. Nasser Ramdane connaît bien «les discours des barbus», au pied des immeubles. «Port du foulard, lutte contre les homos, il s'agit du même combat. Ce courant idéologique accuse l'Occident de pervertir les musulmans. En gros, c'est la faute des Blancs s'il y a des Arabes homos», explique le militant de Ni ####s ni soumises. Vaste hypocrisie. «La première expérience homosexuelle a souvent lieu avec un cousin au bled, note Christelle Hamel. Une perspective impensable dans la cité. Dans le Maghreb, il y a un décalage entre la dureté de la loi qui réprime ces pratiques et la réalité. Un espace de liberté existe pour des relations entre hommes, tant qu'elles restent discrètes.»
Ce qui ne convient pas vraiment à Youssef Qaradhawi, idéologue des Frères musulmans et star d'Al-Jazira. Son opus Le Licite et l'illicite en islam est un guide de bonne conduite vénéré chez les jeunes tentés par l'islamisme. L'ouvrage est en bonne place dans les librairies spécialisées de la rue Jean-Pierre-Timbaud, dans le XIe arrondissement de Paris, à côté des cassettes de Tariq Ramadan. On peut y lire que, pour ce «péché répugnant [...] les savants en jurisprudence ne furent pas d'accord sur le châtiment [...]. Est-ce que l'on tue l'actif et le passif? Par quel moyen les tuer? [...] Cette sévérité qui semblerait inhumaine n'est qu'un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu'à la perte de l'humanité». En janvier dernier, lors de la manifestation contre le projet de loi interdisant le port du voile à l'école organisée à Paris par le groupuscule extrémiste du Parti des musulmans de France, la diatribe sur ceux «qui se sentent choqués par le foulard et qui ne se sentent pas choqués par l'homosexualité» a remporté un vif succès.

Humiliations, insultes, passages à tabac, viols... Dans certains quartiers (les cités), les homosexuels vivent un calvaire. Surtout les jeunes d'origine maghrébine .
On connaît les couples gays branchés, à Bègles et dans le Marais. Mais en banlieue, pas loin, au bout des lignes de bus, c'est l'enfer. «Sale pédé!» est l'insulte qui circule le plus dans les cages d'escalier. Et c'est la pire de toutes. Humiliations, agressions, mariages forcés... Les homosexuels y subissent une violence quotidienne.
Rien ne sort du monde clos des cités. L'association SOS Homophobie a lancé, il y a six mois, un premier appel à témoignages. «Sur notre ligne d'écoute, nous recevions des appels de victimes de la France entière, explique son président, Ronan Rosec. Rien ne remontait de banlieue.» Des histoires commencent à filtrer des barres d'immeubles. Anonymes, clandestines et violentes. «Mon ami et moi ne rentrons jamais en même temps, raconte l'un. Lorsque nous faisons les courses, nous y allons à tour de rôle. Nous vivons un véritable état de siège.» Un autre confie son passage à tabac par une vingtaine de jeunes: «Le chef de bande m'a dit: «Si tu veux rentrer chez toi, tu nous suces.»» Il a refusé. Résultat: «Huit jours d'incapacité totale de travail.» Deux soirs plus tard, ils parviennent à s'introduire chez lui par la terrasse et récidivent: «Après avoir été cueilli dans mon lit, j'ai passé le restant de la nuit, nu, assis dans mon canapé. J'ai été torturé. J'ai cru qu'ils allaient me tuer.»
Une seule solution pour ces homos: quitter la cité. Bien peu y parviennent. Dans les petites villes et à la campagne, le prétexte des études permet souvent de fuir une atmosphère étouffante. Dans les cités, l'ascenseur social en panne coince les jeunes entre les ragots des voisins et les clichés sexistes des copains. Les gays sont donc passés maîtres dans l'art de jouer les hétéros. «Dans la cour du lycée, il y a eu une punition collective, raconte Jonathan. Des mecs en avaient repéré un. Pendant la récréation, à l'écart, ils lui ont pissé dessus.» Du coup, l'adolescent donne des gages. Il participe à des bastons, joue à la petite racaille, «pour être un mec fiable». Pendant des années, il a changé de panoplie dans les toilettes du train de banlieue. Il troquait son jean et son tee-shirt moulant contre un survêtement passe-partout.
Les jeunes d'origine maghrébine courent le risque supplémentaire d'être rayés du livret de famille. Dans certaines familles musulmanes, marier un fils homosexuel reste le meilleur moyen d'étouffer le scandale. Kamel avait profité de ses études scientifiques à Orsay pour déguerpir de sa cité de Creil. Il était le seul célibataire d'une fratrie de huit enfants. «Tous trouvaient ça bizarre. Ma sœur m'a lancé qu'elle préférerait avoir un frère toxicomane que pédé.» Puis sa mère lui propose un mariage arrangé. «On m'aurait amené une fille du bled, soumise, qui n'aurait pas posé de questions, raconte ce conseiller en recrutement. Je ne voulais pas finir comme tous ces beurs mariés qui traînent au bois de Boulogne avec un siège de bébé à l'arrière de la voiture.»

En arabe « Riyad » veut dire jardin.
Dans la tradition arabo-andalouse, c’est « le jardin » par excellence, assimilé au jardin d’Eden des textes sacrés qui renvoie à un reflet du paradis avec ses oiseaux, ses fleurs et l’eau en son centre; c’est le lieu de fraîcheur pour l’été et la douce chaleur de l’âtre en hiver.

Ce sera le premier Aquaparc au Maroc. Il ouvre ses portes dès le début de ce mois de juillet. De grandes piscines équipées de jeux, des toboggans et autres loisirs sur un espace de 10 hectares, est le projet de la société Oasiria Beach, sis au km 4 sur la route d’Amezmiz (dans la zone hôtelière de l’Aguedal).
C’est un parc aquatique, niché au cœur d’une verdure et auquel sont annexées plusieurs structures de restauration. Il emploie au total près de 120 saisonniers dans un premier temps (animateurs, maîtres nageurs…). Le projet a nécessité 75 millions de DH comme investissement dont 11 millions de DH pour le foncier. Le parc propose quatre produits avec une panoplie d’attractions aquatiques, de toboggans dont un parcours d’un demi-kilomètre au milieu de 280 oliviers.
Le Camel Slide, surnommé “Kamislide”, selon le jargon des amateurs, est un des toboggans les plus hauts, long et rapide avec une hauteur de 17 m, soit celle d’un immeuble de 6 étages. Il donne le vertige, certes, mais aussi une belle vue sur la zone de l’Aguedal. Le parc a prévu des loisirs pour les enfants avec deux zones de jeux aquatiques, des pistes sécurisées, des glisses et des bateaux pirates. Dans ce segment, Oasiria Beach vient combler un vide au niveau de l’animation festive durant la journée. “C’est pour combler ce vide que nous avons voulu entreprendre ce projet. Il n’était pas réalisable, il y a 10 ans. Car, à l’époque, le déficit en loisirs et le pouvoir d’achat ne le permettaient pas”, commente Patrick Marchand, directeur général de Oasiria.
Les prix d’accès à cet Aquaparc sont fixés à 19 euros pour les adultes avec 50% de réduction pour les enfants. Des tarifs spéciaux sont accordés aux groupes et aux écoles. En revanche, pas de plan marketing pour les touristes de la ville. “Nous démarrons sur les chapeaux de roue et notre objectif pour cette saison de lancement est de nous faire connaître”, explique Marchand qui n’exclut pas toutefois des actions dans l’incentive avec des soirées spéciales exceptionnelles organisées au cours de l’année.
En effet, le parc fermera ses portes dès la fin du mois de septembre pour démarrer d’autres chantiers: un hôtel, une patinoire synthétique et un minigolf.

Il est encore des endroits sur Terre, où l’homosexualité est tabou...???!!
L’homosexualité ne se vit pas de la même manière partout... Il existe malheureusement encore des régions du monde où le coming-out "n’existe pas".
Témoignage d ' un Jeune Maghrébin :
Je suis marocain ! Dans un pays arabomusulman ! Le coming-out pour moi, c’est comme se jeter dans les enfers ! Ni famille, ni amis, ni personne ici ne pourra comprendre ce que c’est d’être homo... ! Alors... ne trouvant aucune lueur d’espoir, en 1997, alors que j’avais 22 ans, et en plus du stress quotidien qui gonfle terriblement quand on est déjà mal dans sa peau, j’ai tenté de me suicider... et j’ai frôlé la mort... Une seule chose m’a retenu à ce moment d’extrême désespoir : c’est que j’ai une maman qui ne vit que pour nous voir heureux, moi et mes autres frères ! Même le suicide ne m’était pas permis à 22 ans ! Après cet incident... j’ai choisi la vie de solitude ! Mon chat, mes livres, mes rêveries de gay si désepérées, tellement je vis dans un milieu qui ne sera jamais favorable à un gay comme moi... J’avais donc mon monde à moi et je me sentais presque parfaitement suffisant... jusqu’à la decouverte d’Internet qui fut une révolution pour moi ! . Je passais des heures à prendre des internautes virtuels pour des vrais amis ! J’étais sincère aux chats... Même quand on me disait "quel est votre nom ?" je donnais mon vrai nom et je croyais ce qu’on me disait... Déception après déception, j’ai decouvert que le monde du net n’est qu’un domaine où chacun fait ce qu’il ne pourra pas faire en réalité... Mais grâce au net, j’ai eu la chance de connaître quelqu’un qui n’est pas du Maroc. J’ai fait mon coming-out avec lui ! Pour la 1re fois de ma vie, je pleure en sanglot devant quelqu’un ! Car chez nous, les arabes, un homme ne doit jamais pleurer ! J’ai parlé sans arrêt ! J’ai confessé tout ce qui me pesait sur le cœur depuis 15 ans déjà, au point que j’ai oublié que ce copain était un mec beau et que de bons moments d’amour physiques et affectifs aussi m’attendraient... Mais ma 1re expérience, côté plaisirs, n’a pas été très satisfaisante car la souffrance que j’ai vécu, et que je vis encore, celle d’être emprisonné dans un contexte étouffant de préjugés, à graver en moi la peur, même avec la personne la plus confiante du monde : j’ai peur de tout ! De décevoir mon copain, de m’ennuyer de lui ou vis versa... j’ai peur de le perdre et de revenir à la solitude... J’ai quelquechose à dire aux gays d’Europe qui viveraient mal leur orientation : pensez toujours qu’il y a des gens comme moi, encerclé par tout un monde d’interdits : religion, famille, entourage, culture homophobe... bref la pire des solitudes pour un arabe, c’est d’être gay et d’essayer de préserver en même temps une stabilité sociale, psychique et professionnelle en l’absence de la moindre issue. Pour quelqu’un qui voudrait vivre dans la dignité... le net c’est déjà un miracle ! Au moins il permet à un souffrant d’extérioriser même si ce n’est que virtuel ...

Au maroc, où les tabous sexuels sont particulièrement forts, la prévention du sida gagne malgré tout du terrain. état des lieux, deux ans après le lancement de la première ligne d'information et d'écoute maghrébine dédiée au vih.
la ligne marocaine d'écoute et d'information sur le sida, les infections sexuellement transmissibles (IST) et les hépatites virales, installée depuis mars 2002 dans les locaux de l'Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS), à Casablanca .Le téléphone assure une confidentialité et un anonymat indispensables au Maroc, où la sexualité reste taboue. Ainsi, les relations hors mariage, l'homosexualité et la prostitution, féminine comme masculine, sont interdites par la loi et la religion musulmane.
Population: 30 millions d'habitants (dont 60% de moins de 20 ans).
• Prévention
Préservatifs en vente en pharmacies (3 dirhams l'unité, soit 0,30!), gratuits à l'ALCS.
Distributeurs quasi inexistants.
Dépistage anonyme et gratuit à l'ALCS.
• Situation épidémiologique
Nombre de séropositifs: entre 16000 et 20000.
Officiellement, le ministère de la Santé comptabilise 1507 malades du sida, dont 62% d'hommes et 38% de femmes. Selon la même source, 25% sont âgés de 15 à 29 ans et 43% de 30 à 39 ans; 84% résident en milieu urbain. Soixante-quinze pour cent des cas toucheraient des hétérosexuels, 5% des HSH (comprenez «hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes» – l'homosexualité étant interdite par la loi, l'euphémisme est de rigueur…) et 4% des bisexuels. Ces chiffres, sans doute sous-estimés, sont à prendre avec beaucoup de précautions.
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