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L'ARNAQUE DU MOIS![]() Le vote Bayrou. Parce que quelqu'un qui rejette la Gauche et la Droite... Mais qui veut gouverner avec les deux, ça vous parait pas louche? Et on veut nous faire croire qu'il s'agit d'une situation inédite, à tenter d'urgence pour panser nos maux. Comme notre mémoire est courte. La Majorité Présidentielle de 1988 qui a vu travailler ensemble PS, UDF, et personnes de la société civile est-elle donc si éloignée? C'était tellement bien que personne ne s'en souvient! Posté le vendredi 15/09/2006 à 14h36 ![]() Qui a survécu aux "génial", "cool", "hallucinant", "excellent" pense pouvoir s'autodélivrer un brevet d'aptitude en expression orale. C'est sans compter avec les "assez" et les "un peu" qui polluent notre environnement communiquant. Encore, ce matin, un auditeur d'Inter se sentait "assez anéanti" par l'annonce d'une nouvelle. On peut se révéler au choix assez horrifié, un peu méprisé, assez stupéfié, un peu dégoûté. C'est à se demander si l'adjectif existe encore sans son corollaire adverbial envahissant. C'est comme si, dans notre contexte de consensus, des mots n'étaient autorisés qu'accompagnés de leur petite locution atténuante et rassurante. Je suis juste révolté. Mais assez peu. Il faut les appeler par leurs prénoms ou bien par leurs diminutifs. Cela donne "Ségolène" et "Nicolas" ou bien "Ségo" et "Sarko". Alors je suggère Jacky pour l'actuel (comme mon ancien garagiste), Fanfan pour l'ancien, Valé pour le précédent (comme ma belle-soeur, qu'on appelle aussi Boubou), Jojo (comme le férailleur à la sortie de la N6), Charlie... Ah oui, ça change tout. Posté le samedi 26/08/2006 à 17h40 ![]() Mon application à fournir de la matière pour alimenter mon blog a fini par s'émousser. Les saisons ont passé, mon assiduité avec. Inutile de le cacher plus longtemps : Oui, je l'avoue, je suis instable. Et mes manquements à cet exercice n'en sont qu'une irréfutable démonstration. A ma décharge (joli mot), il faut bien admettre que c'est toujours la même histoire : des élans, des promesses, et après? On rame un moment avant de s'échouer lamentablement et de se révéler sous des aspects qu'on aurait, O grand dieu, jamais suspecté chez soi-même : Quoi? Moi un peu lâche, infidèle, pas un brin meilleur que les autres? Il doit y avoir erreur sur la personne! Et puis, au bout d'un moment, veule et penaud, il faut bien se résoudre à admettre la formule "Je t'enlacerai... Et tu t'en lasseras" comme la plus fréquemment vérifiée chez l'homme. Aujourd'hui, je reviens comme on retourne sur les lieux des premiers émois. J'aime cette période de rentrée. Enfin, les fenêtres se ferment en soirée, les corps sont recouverts. Oui, car les soirées caniculaires de mes voisins à poil toutes fenêtres ouvertes m'ont fait hésiter tout l'été entre excitation et agacement. Je ne tromperai personne avec ma détermination vacillante avouée. Alors bonjour à vous.
Posté le dimanche 22/01/2006 à 15h12 ![]() D'accord en tout point avec le commentaire déposé sur l'article précédent qui fait part des réserves sur le scénario de Brokeback Mountain. C'est juste, ce film ne fait pas exception à une règle qui veut que les amours homosexuelles se terminent mal. J'ai d'ailleurs pensé relever ce travers dans mon article. Néanmoins, Ang Lee est assez subtil pour nous montrer que l'amour qui unit ces deux hommes est d'une grande pureté, et ne peut exister qu'à l'écart d'une communauté qui, elle, est malade. Par ailleurs, je pense que Ang Lee s'est inspiré du crime de Matthew Shepard, assassiné dans des conditions semblables dans l'Etat de l'Ohio. Posté le dimanche 22/01/2006 à 14h24 ![]() Brokeback Mountain : le concert de louanges qui accompagne le film parait entièrement justifié. Que de chemin parcouru en 30 ans dans la représentation de l'homosexualité au cinéma. Les héros de Brokeback Mountain sont virils et équipés d'un cerveau. La grande salle du Gaumont Parnasse était pleine à craquer ce samedi. Ang Lee, réalisateur hétéro, réussit à sortir d'une certaine confidentialité qui lui est habituellement réservée, une histoire d'amour entre deux hommes, et tellement universelle. Posté le samedi 21/01/2006 à 15h50 ![]() En parcourant les blogs qui composent ce site, je tombe sur le blog d'un garçon qui apprécie les pratiques uro. On y voit quelques photos qui représentent une golden shower. Un visiteur a fait un commentaire lui enjoignant de consulter un psy. Sans rentrer dans un débat sur la pratique, qui ne présenterait pas grand intérêt, ce commentaire appelle une remarque : qu'est-ce qui garantit que le psy potentiel recommandé ne pratique pas lui-même des plans uro? Posté le samedi 14/01/2006 à 23h46 ![]() C'est la trajectoire d'une vedette lourde : un jour elle rencontre son public, se fait élire comique, et prend le titre de Bourrin 1er. Elle réunit ses inconditionnels dans un stade et va jusqu'à passer la Saint-Sylvestre avec le Ministre de l'Intérieur. A choisir entre ça et ma gastro du 31, faut voir. Jean-Marie : c'est quoi le problème avec ce prénom? Posté le dimanche 01/01/2006 à 11h34 ![]() L'année s'ouvre sur une mêchante gastro qui cloue au pilori toutes mes tentatives d'excès. J'ai pu donc vérifier l'adage ancestral selon lequel depuis la nuit des temps "l'homo ça pionce". Quelle surprise de constater que la télé nous a réservé un réveillon très gay-friendly. Dans l'ordre, ça a commencé par une apparition furtive de Frédéric Michalak, le rugbyman qui porte un nom qui commence comme un bonbon de chocolat noir et se termine comme une tablette de chocolat blanc. Pas étonnant qu'il soit sucré et craquant. Ensuite, un bon téléfilm qui a occupé toute la soirée dans lequel le personnage masculin principal, Bruno Todeschini, était épris d'un très beau garçon, anti-fasciste italien, dans le contexte troublé de la seconde guerre. Enfin, tard dans la nuit, sur Arte, un portrait de Farouk Bursala, originaire de Zanzibar, garçon à la voix d'or et aux frasques rafraîchissantes plus connu sous le pseudo de Freddie Mercury. La vision de Arthur et de Patrick Sébastien laissait entrevoir le cauchemar télévisuel qui se reproduit chaque année à la même époque. A l'inverse, si l'on considère le contexte, ce fut une soirée honnête qui, si elle ne reste pas dans les annales, ne figurera pas parmi les trautatismes refoulés de la mémoire. ![]() Posté le samedi 03/12/2005 à 19h37 ![]() Tu ressembles à tous ceux qui ont eu du chagrin, mais le chagrin des autres ne m'intéresse point, parce que les yeux des autres sont moins bleus que les tiens... (Françoise Hardy) Au commencement il y avait... Le projet d'aller dans un autre sauna ( nouveau serait exagéré pour le qualifier tant la vétusté de l'endroit semblait être son signe de reconnaissance). J'avais appelé hier pour qu'on m'indique les horaires et le tarif. A mon arrivée, en début d'après-midi, le tarif avait subi une flambée inflationniste nocturne et affichait 5 euros supplémentaires sur le prix annoncé la veille. Tant pis pour l'exploration, mais les tarifs yoyo ne m'inspirent pas confiance. Je me suis replié sur une valeur sûre : le Mykonos à Pigalle. Là-bas, pas de mauvaise surprise, les tarifs sont constants et la clientèle souriante. Pour la baise, je ne connais pas plus efficace (mais je n'ai pas tout essayé.) Pas question de petite oeillade pour s'introduire (?) subrepticement dans une cabine fermée à triple tour. Non là c'est du brut : les corps s'offrent dans une sorte d'harmonie improvisée. Un garçon légèrement bedonnant a toutes les chances de se faire sucer par une bombe atomique. Et oui, le monde est moins violent et moins cruel dans cet antre de la luxure qu'à l'extérieur. On en sort meilleur qu'en entrant. Posté le samedi 26/11/2005 à 22h32 ![]() J'ai arrêté de lire Marianne il y a maintenant quelques années. Je ne trouvais rien de très nouveau dans les articles, les dossiers. Jean-François Kahn et son équipe se prévalent de clouer le bec au discours officiel, de prendre le contre-pied du fameux "Politiquement correct", exercice devenu un véritable marronnier pour toute une catégorie de journalistes. Ce qui peut apparaître intéressant pour des sujets économiques et sociaux traités sous des angles, des éclairages différents, devient casse-gueule quand il s'agit de traiter certaines questions de société. Je n'ai pas lu dans son intégralité l'article paru dans le N°448 de Marianne sous le titre "Vers la fin du pouvoir hétéro?", mais j'ai pris connaissance de nombreux passages. Alors attention, le festival commence, vu le potentiel comique de ces journalistes, Laurent Gerra n'a qu'à bien se tenir. Ainsi on peut lire les allusions et sous-entendus suivants : "Le macho, destabilisé par les luttes féministes, apprend que même les mouettes deviennent homos" ou bien "Les élections municipales de 2001 ont inverti la donne politique dans la capitale" ou encore "Et maintenant le gay savoir dès la maternelle". A vouloir toujours s'opposer à un soi-disant discours, la rédaction de Marianne se prête aux compromissions les plus basses et les plus dangereuses. Un militant homosexuel a écrit, à la suite de ce dossier, une lettre ouverte à JFK. Il y fait une distinction bienvenue entre "liberté d'expression" et "responsabilité d'expression", distinction élémentaire que la rédaction de Marianne semble avoir oublié. Posté le vendredi 11/11/2005 à 22h30 ![]() Allez, je la reconduis. Chaque année, c'est le même questionnement quand vient le temps de régler la redevance audiovisuelle. Pour régler son compte à mon dilemme, j'ai décidé de me coltiner toutes les daubes jusqu'à l'adhésion ou au rejet. Quel que soit le résultat, je tordrai le cou à cette inconfortable indécision. Je commence avec un sommet du genre : la Star Academy. Tout est borderline dans cette émission : rock n'roll se dit wock n' woll, les gamines pensent que crier c'est chanter bien, l'art chorégraphique de Kamel Ouali n'en finit pas d'étonner par son dépouillement et sa recherche de l'épure. Mais le clou du spectacle reste l'animateur : Nikos. Ce soir, il présente un plateau de rêve : Madonna, Stevie Wonder, Lorie, Alanis Morissette. Cherchez l'intrus. On imagine aisément l'état de transe dans lequel se trouve Nikos. Comment dire? C'est un état à mi-chemin entre le génie et le ridicule. Une sorte de Molière des temps modernes qui interroge son époque. A t-on jamais entendu poser des questions aussi pertinentes? A Madonna, ce soir, il a demandé : "Dites-moi Madonna, comment faites-vous pour avoir encore un corps pareil?" Ben oui tiens, c'est vrai, comment elle fait la vieille pour ne pas commencer à accuser le poids des ans? Merci Nikos.
Posté le mardi 08/11/2005 à 10h23 ![]() CONFESSIONS INTIMES : UNE EMISSION QUI MILITE POUR UNE QUEER ATTITUDE A ceux qui vivent encore (et ils sont nombreux) leur orientation sexuelle comme un fardeau, et qui regrettent de ne pas avoir eu la chance de partager un mode de vie hétéro, je les engage à regarder Confessions Intimes sur TF1. Ainsi, ils pourront se faire une idée de ce qu'ils ont raté. Une émission qui vous réconcilie avec votre homosexualité. ![]() Posté le dimanche 06/11/2005 à 14h30 ![]() Je viens de voir le dernier film de Woody Allen Match Point. Le film est à l'image du monde qu'il veut décrire : d'un ennui profond. Inutile de relever les trouvailles et les rebondissements du scénario, Woody n'y est pour rien. Le film est tiré d'une nouvelle américaine "An american tragedy" qui a inspiré un film que je considère comme un chef-d'oeuvre "A place in the sun" avec Montgomery Clift et Elizabeth Taylor. Mais la comparaison s'arrête là. Là où le jeu de Clift se révélait être tout en nuances, en retenue, il faut voir les efforts et les circonvolutions de Jonathan Rhys Meyers pour rendre la tension et l'angoisse. Quant à la fille de bonne famille, elle est insipide. A cela, il convient d'ajouter que le film est ponctué d'airs d'opéra hystériques, juste histoire de nous rappeler qu'il s'agit bien d'une tragédie. C'est indigeste. Les critiques s'enflamment à chaque nouveau film de Woody Allen. Là, leur exaltation me parait être à l'image du film : inutile. Posté le samedi 05/11/2005 à 18h19 ![]() Un coup de gueule : quand la CNAM va t-elle enfin arrêter de prendre les assurés sociaux pour des abrutis? Non contente de nous avoir, depuis plusieurs mois, diffuser sur les ondes de radio une pub au contenu qui nous transformait tous en Simplets, elle remet ça avec, cette fois, un format TV. Retraçons rapidement l'histoire qui présente un jeune couple hétéro déjà usé au chevet de leur enfant souffrant. Le père est au téléphone avec sa mère. Cette dernière lui conseille de penser aux antibiotiques. La mère de l'enfant lâche à son mari (qui ne va pas tarder à être son ex) un vieux scud du style "Parce que ta mère elle est médecin?". Enfin, vous voyez le topo : que du bonheur comme dirait Nikos Aliagas. Juste une précision, mais elle est de taille : qui, pendant des années, a prescrit des antibiotiques à des enfants qui souffraient d'angines ou de bronchites sinon le médecin? Les antibiotiques sont délivrés sur ordonnance ou je me trompe? Si le médecin prescrit des médicaments sous la pression des parents, je pense que c'est très grave. En tout état de cause, il y en a assez de servir, en tant qu'assurés sociaux, de "défouloir" à un organisme qui n'ose pas cibler les véritables responsables de certaines situations. Posté le lundi 17/10/2005 à 19h33 ![]() Qui voudra de moi? Depuis bientôt 4 mois que je suis équipé d'Internet à domicile et que j'écume les sites de rencontres comme d'autres fabriquent des hamburgers, je peux prétendre légitimement à recevoir mon retour sur investissement. Surtout que l'offre en rayons est abondante et de première fraîcheur. Alors, c'est où que ça cloche? Bon d'accord, je ne suis pas un perdreau de l'année, les traits accusent les premiers signes du temps qui passe, et le caractère trouve de moins en moins de compatibilités. Il n'empêche que je suis disposé à faire des efforts : comme la chanteuse Clarika, je n'hésiterai pas, par amour, "à écouter tout Sardou ou à habiter Saint-Germain-en-Laye." Bien-sûr, pour l'enveloppe corporelle subsistent encore quelques prétendants. Mais pour mon âme? Ca y est, j'ai lâché les chiens. Je ne demande pas la lune, juste une petite histoire où on s'aimera, on souffrira puis on s'oubliera. Alors? Quelqu'un pour entendre mon grand cri d'amour? |
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