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Conseil : commence par le premier épisode !
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Comme toutes les histoires il y a du faux
Comme toutes les histoires il y a une part de l’auteur. Comme l’auteur c’est moi, l’histoire contient des bouts de moi, mon prénom, des expériences, des traits de caractères.
Comme tous les jeunes de vingt ans, ma vie réelle et l’histoire d’ici sont ponctuées d’amitiés, d’amours, de déceptions (rares).
Il n’est pas tout à fait moi mais comme Indy reste Indy, nous sommes indissociables.
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Mes Billets/Articles
Episode 56 - Essayer au moinsPosté le dimanche 07/09/2008 à 14h10  J’étais assis dans le bureau de Ben à l’hôpital. Il avait pris soin d’éloigner au maximum l’assistant avec lequel il m’a trompé. C’est en tout cas ce que je suppose puisque je ne l’ai pas croisé.
Benjamin téléphonait aux différents hôpitaux pour savoir s’ils avaient dans leurs locaux Sébastien, disparu depuis plusieurs jours.
En milieu d’après-midi, j’ai laissé Ben pour rejoindre Jun au chevet de son fiancé Jérémie. Jun lui tenait la main, il ne l’a pas lâché. Je suis resté assis sur une petite chaise en plastique inconfortable, à côté d’une tablette sur laquelle j’avais posé les fleurs que j’avais apportées.
En sortant du second hôpital et en rallumant mon téléphone, j’ai vu que Benjamin avait essayé de m’appeler plusieurs fois. Dans un message vocal, il m’indiquait que Sébastien avait été localisé dans une commune près de Paris.
A peine avais-je raccroché qu’Antoine Poulain, mon avocat, m’appela sur mon portable.
« -Bonjour Indy, je ne te dérange pas ?
-Bonjour Maître. Désolé mais je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment.
-Ah ? Je dérange alors.
-Disons pour faire simple que le fiancé de mon meilleur ami est dans le coma et qu’un autre de mes amis a disparu. »
Au silence qui s’est installé, j’ai bien saisi que mon avocat se redisait dans sa tête les mots que je venais de prononcer pour bien en comprendre l’intégralité.
« -Indy, je voulais juste qu’on puisse se voir pour régler quelques détails mais tout cela peut attendre. Je ne te retiens pas plus longtemps, bon courage pour tout. »
J’ai levé la main pour arrêter un taxi dans lequel je me suis engouffré en direction de l’hôpital pour retrouver Benjamin. |  |
Episode 55 - MisunderstoodPosté le vendredi 05/09/2008 à 20h59  Chez moi, quelques vêtements étaient étendus sur le lit de Sébastien. Il avait dû sortir à une soirée dont il raffole. Seulement, Jun n'avait plus de nouvelles de lui et l'appartement semblait être resté en suspend depuis son départ.
Sébastien n'avait pas pu disparaître, pas de lui-même. Il est incapable de vivre sans son confort, incapable d'en avoir même l'idée.
J'ai appelé Jun sur son portable. Après lui avoir indiqué que j'étais sorti de ma garde à vue, il proposa de venir tout de suite rapporter ma valise, laissée à l'aéroport.
Jun me trouva sur le canapé, le visage dans les mains. Qu'arrivait-il dans ma vie ? En quelques jours le fleuve semblait s'être agité. D'abord avec l'accident du fiancé de Jun, puis avec la disparition de Sébastien et bien sûr, avec ma garde à vue.
En relevant la tête vers Jun j'ai découvert Benjamin -mon ex- juste derrière lui.
« -Il était en bas de l'immeuble, je lui ai dit de monter avec moi.
-Indy, comment vas-tu ? Puis-je t'aider ? »
Ben est venu s'asseoir à côté de moi et m'a tenu la main. J'ai pleuré en mettant ma tête sur ses genoux. Cachant mon visage de mes mains tremblantes, j'ai laissé sortir le trop-plein du fleuve. Benjamin n'a rien dit. Il s'est contenté de me caresser les cheveux.
Jun a allumé une bougie et s'est allongé sur le sol.
« -Et si on restait comme ça ? A-t-il dit. »
Nous sommes restés comme ça jusqu'à ce que Benjamin propose son aide pour retrouver Sébastien et propose d'aller parler aux médecins en charge du fiancé de Jun.
Je suis resté dans le noir de ma chambre dès cette fin d'après-midi jusqu'au lendemain en matinée. Misunderstood... |  |
Episode 54 - L'amour sur le carrelagePosté le vendredi 29/08/2008 à 20h06   |
J’étais au bar, assis au comptoir, avec mon avocat. Dans le début de notre discussion, j’avais appris qu’il se prénomme Antoine et que son père est également avocat.
Il a rencontré Ben –mon ex- dans un club pour les gays exerçant des professions libérales.
« -C’est pour ne pas dire : un club pour les gays riches ! Ajouta-t-il en souriant. Il n’y a pas de mal à gagner de l’argent, après tout. »
Alors que je faisais un léger ‘‘non’’ de la tête, je pensais que sur lui, il en avait pour l’équivalent d’un salaire entier –mon salaire, pas le sien, il va s’en dire !-.
Quand il expliqua que son père avait fait sa renommée en défendant des ministres ou des PDG, j’ai bien compris qu’Antoine avait toujours connu l’argent et que triturer une montre valant sans doute plusieurs milliers d’euros ne lui faisait absolument rien.
Alors que j’étais absorbé par ce qu’il portait au poignet (« cadeau d’un ex-ministre des Affaires Etrangères » d’après ses propres mots), je me persuadais que mes pulls H&M étaient pareils que son magnifique pull noir moulant…
Me disant que c’était sans doute l’homme idéal : riche, beau, intelligent… j’espérais qu’il allait arracher sa chemise –même s’il n’en portait pas- et laisser dévoiler son torse parfait en m’obligeant à lui faire l’amour, là, par terre. J’aurais cédé après les résistances d’usage.
Un carambolage au carrefour me fit sortir brusquement de mes songes. L’accident me rappela celui du fiancé de Jun. Amnésique et perturbé par ce que j’appelle une détention abusive, j’en avais complètement oublié tout le reste : Jun au chevet de son petit ami et Sébastien disparu.
Me fondant en excuses bredouillées, j’ai bu la fin de mon verre et attrapé mon sachet de réglisses. J’ai vu Antoine interloqué dans le reflet de la porte vitrée. Je suis entré dans la première bouche de métro, en direction de mon appartement. |
Episode 53 - Ligne droitePosté le jeudi 28/08/2008 à 13h36  Mon avocat, Maître Poulain, était toujours présent à mes côtés quand un policier est entré. Ce n’était plus la grosse femme du début mais un vieux de la vieille ; moustachu et la peau fatiguée.
En ouvrant le dossier sur lequel étaient inscrits –entre autre- mes nom et prénom, il marmonna.
« -Je vois que vous prenez très cela au sérieux. Vous faites venir Maître Poulain… D’habitude Maître, nous vous voyons –vous ou votre père- plutôt aux côtés des PDG ou ex-ministres…
-Mon client prend bien-sûr l’affaire au sérieux, vous le retenez en garde à vue sans qu’il comprenne de quoi il en retourne. Il est évident à mes yeux que mon client n’a absolument rien à voir dans toute cette affaire… Dit mon avocat en insistant sur ‘‘absolument’’. »
-Voyons voir Maître… glissa le policier en prenant sous ses yeux une fiche. Votre client est connu des services de police. Son nom est cité dans un dossier de prise d’otage il y a quelques mois et dans celui d’un vol à l’arrachée. »
-Commandant, vous savez comme moi que mon client était victime dans le premier cas. Il a même servi de médiateur entre la police et le preneur d’otage. Il a maintenu le voleur à terre dans le second cas : deux comportements irréprochables. »
Mon avocat en savait décidément déjà beaucoup sur moi, moi qui ne connaissait même pas son prénom. Par ailleurs, cette discussion se tenait comme si j’étais absent.
Le policier n’avait pas franchement l’air ravi. Il n’avait rien sous les yeux pour m’attaquer, ce qui m’arrangeait bien. J’espérais qu’il n’allait pas ressortir qu’au lycée j’avais séché une heure de sciences-physiques, ce qui m’avait valu un avertissement écrit.
L’interrogatoire s’est poursuivi pendant un temps que je suis incapable de déterminer. Finalement je suis sorti, en même temps que mon avocat qui m’a invité à aller boire un verre.
« -Puisque vous n’êtes plus avec Benjamin, il n’y verra aucun inconvénient. »
Au soleil et détendu, je pouvais prendre conscience que non seulement mon avocat était efficace, mais aussi, beau.
Dans une rue parallèle, il m’emmena dans un établissement moderne qui m’était inconnu et s’installa au comptoir. |  |
Episode 52 - Comme le chocolatPosté le mercredi 27/08/2008 à 20h45   |
« -Votre avocat vient de se présenter de lui-même au commissariat. Vous allez pouvoir le voir. »
C’est ce que m’annonça la femme aux cheveux filasses avant de claquer la porte derrière elle. Mon avocat ? Je n’avais jamais eu besoin d’un avocat et je supposais –à tort- qu’elle parlait d’un commis.
Elle revint dans la pièce sombre.
« -Maître Poulain est là. Ce n’était pas la peine de sortir une si grosse artillerie… »
Dit-elle sur un ton presque d’excuse.
« -Bonjour Indy ! Me lança-t-il en me tendant la main, alors que la porte se refermait.
-Bonjour Maître. »
Je ne pensais pas dire ‘‘maître’’ en dehors d’une soirée sado-maso, comme quoi…
« -Avant tout, prenez ceci. Ce sont des réglisses.
-Comment savez-vous que j’adore les réglisses ?
-C’est Benjamin qui me l’a dit. C’est lui qui m’envoie. Il m’a appelé ce matin pour me dire que son fiancé était à la financière et je suis venu immédiatement.
-Benjamin n’est plus mon petit-ami, enfin c’est un détail dans le moment présent. Je ne sais pas comment il a su que j’étais là. Moi-même je ne sais pas vraiment pourquoi je suis ici… »
Le jeune avocat se redressa sur sa chaise et sortit de son sac en cuir de marque un stylo Mont Blanc lui ayant sûrement coûté plus de 400 euros.
« -Indy –permettez que je vous appelle Indy-, votre patron a semble-t-il payé votre voyage aux Etats-Unis avec de l’argent sale, provenant d’un trafic de voitures volées.
-Je n’en savais rien !
-Bien sur, c’est certain, mais ça leur fait plaisir de vous garder un peu. Ne vous inquiétez pas, tout sera très vite terminé. Il va y avoir un interrogatoire et vous serez relâché. » |
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