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"What's On my Mind ?"

Bienvenu-E-s sur le Blog de Thomas Le Bihan ! Plus connu sous le pseudo "Thomas Slut"

Artiste Queer, au parcours étrange, passionné par l'écriture, il réalise des courts métrages vidéos, incarne des personnages transformistes dans son groupe "Mauvais-Genre" ou dans la troupe "La Famille Von-Meek-Hauze".

Sur cette page, il vous invite à partager son univers haut en couleurs, mais aussi ses pensées, ses coups de coeurs et ses colères.

Thomas vous souhaite une bonne Lecture et vous remercie de votre visite.

Album photos de thomaslut

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« Le Journal du Queer »

ANAL + vous convie chaleureusement à la projection du programme « le journal du Queer », une émission hard présentant des créations issues de la Culture Freaks et Underground.

Au programme de cette émission, animée par la sulfureuse Billy Gambetta, une thématique spéciale « Sexe et Contrat ». 5 courts métrages du vidéaste Thomas Slut seront diffusés lors de cette émission d’une durée totale de 45 minutes. Ces films mêlent poésie, tranches de vies, BDSM, gynarchie, sexualité gay, culture des genres et transgressions. Ils sont réservés à un public majeur et avertit en raison d’images pornographiques pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.

Entrée : 4 euros
Horaire : 20h
Lieu : Le Yono, 37 rue vieille du temple, 75004 Paris (métro hôtel de ville)
Plus d’informations sur le vidéaste : http://www.myspace.com/thomasslut

Le blog est décomposé en unités d'énonciation datées, appelés billets ou articles / The blog is broken up into dated units of stating, called tickets or articles Mes Billets/Articles

Titre du billet To my lovely friends
Posté le samedi 06/02/2010 à 16h05 RSS signifie Really Simple Syndication

 

J'ai beau avoir l'âme solitaire, malgré cette belle vie de couple qui m'épanouit depuis près de 3 ans, je m'aperçois que j'ai besoin des autres, au delà des différences de chacun, car chaque ami-e, dans sa singularité m'apporte quelque chose qui m'insuffle de la force, du courage, l'envie de me dépasser. S'il est une valeur qui m'apparait plus que jamais essentielle, c'est l'amitié. On ne dit jamais assez merci à ses proches pour le bien qu'ils nous apportent, ni qu'on les aime. Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte jusqu'à ces deux derniers jours car je vis comme un geek, presque comme un no-life, mais les amitiés perdurent et sont bien réelles. J'aime la franchise de certains et de certaines, qui n'ont pas peur de me faire pleurer. C'est juste de la franchise bienveillante. J'aime qu'on me bouscule car c'est de cette manière que j'avance. Je hais aussi qu'on me bouffe le cul, en général, je me méfie de ces gens là. Ils n'apportent rien, il ne font que prendre sans rien donner en retour. L'équilibre, c'est de donner autant qu'on reçoit, ça permet de pouvoir se regarder dans la glace. Je me sens aimé tout autant que j'aime. C'est doux. Merci à mes amis en tous genres, qui me soutiennent, qui m'apportent beaucoup par le simple fait qu'ils existent dans ma vie. J'espère pouvoir vous rendre un peu de ses petites étoiles que vous faites briller en moi. Je souhaite à tout le monde cet épanouissement que je ressens en ce moment. Il est essentiel.


Titre du billet CP du Strass : Que prépare l'UMP ?
Posté le mercredi 03/02/2010 à 19h52 RSS signifie Really Simple Syndication

Travail du sexe : Mais que nous prépare l’UMP ?
January 31st, 2010

Le 21 Janvier 2010, Chantal Brunel députée UMP de Seine et Marne est en quelques semaines la troisième personnalité du parti de la majorité à nous parler de réouverture des maisons closes à l’occasion d’une tribune dans Le Monde(1) et de la parution de son livre sur les violences faites aux femmes.

On se souvient de la sortie de Christine Boutin(2) qui s’est rétractée le jour d’après face aux remontrances des organisations anti-prostitution. Nous savons aussi que les députés Elie Aboud et Véronique Vasseur sont actuellement en charge d’un rapport parlementaire sur les politiques à mener concernant la prostitution. Elie Aboud, député UMP de l’Hérault interviewé dans le Midi Libre(3) n’écarte pas non plus l’idée de rouvrir les maisons closes.

Si nous ne pouvons que nous féliciter sur le constat commun de l’échec des politiques répressives contre le racolage et espérons vivement l’abrogation de ces lois, nous nous interrogeons grandement quant à la sauce à laquelle nous allons être mangées.

En effet, nos hommes et femmes politiques continuent de véhiculer les habituels poncifs, d’ignorer les revendications des travailleurs du sexe (4), et notre existence même en tant que mouvement social. Il faudrait leur rappeler que les travailleurs et travailleuses du sexe s’expriment depuis au moins 1975, époque de l’occupation des églises à Lyon et dans plusieurs villes de France.

Le STRASS a dores et déjà envoyé une demande de rendez vous aux deux parlementaires UMP chargés d’un rapport et attend toujours à ce jour leur réponse.
Si nous sommes inquiets, c’est que ce qui ressort jusqu’à présent des interviews de nos représentants nationaux est une volonté plus grande de contrôle: contrôle médical, contrôle fiscal, et contrôle migratoire. Personne ne veut donc de leurs maisons closes.(5)

Nous aimerions qu’ils et elles comprennent que nous sommes autre chose qu’une masse informe et clandestine de migrantes envahisseuses, transmetteuses de maladies, et échappant au fisc. Nous sommes des êtres humains.
Ils devraient savoir que la plupart d’entre nous paient déjà des impôts, que nous sommes souvent les meilleures actrices de prévention, et les mieux placées pour lutter contre la traite des êtres humains encore et toujours confondue avec l‘immigration.

Nous exigeons de rencontrer ces parlementaires.
Nous ne sommes pas le problème. Nous faisons partie de la solution.

http://www.strass-syndicat.org/


Titre du billet Tonya Loren : "J'ai vu"
Posté le mercredi 03/02/2010 à 13h59 RSS signifie Really Simple Syndication

"Let me be a dragqueen" ça vous dit quelque chose ? C'était le tube incontournable et iconoclaste de l'année 1995. Au sein de ce trio d'un autre genre se démarquait déja la sublime et sulfureuse Tonya Loren. 15 ans plus tard, c'est en solo qu'elle revient à la musique avec une reprise très electro du titre "J'ai vu", interprété à l'origine dans les années 80.


Vous pouvez télécharger le MP3 en cliquant ici, et si vous êtes un inconditionnel de la galette, alors le cd 2 titres vous attend au "Mange Disque", 15 rue de la reynie, 75004 Paris, métro Châtelet.


 




Titre du billet Devenez les Producteurs des "Kings Queer"
Posté le mardi 02/02/2010 à 13h13 RSS signifie Really Simple Syndication


Bonjour,

«Ai, hé mais vous êtes complètement fous! Vous rêvez ou quoi! Vous êtes barjots! Inconscients, utopistes, doux rêveurs...»Et on en passe...

Bon OK ce n'est peut être pas réalistes, et alors rendre l'impossible possible n'est ce pas un bon crédo, une bonne maniéré de rendre sa vie vivable, mieux que cela: la rendre passionnante? S'acharner, avancer, s'accrocher, en clair REVER!!!

Voilà il nous faut 3000 personnes qui sacrifie 5 euros de leurs budget survie. Ou bien 1500 personnes qui se délestent d 10 euros ou une personne qui lâche 15000 euros. C'est quoi ce plan nous direz-vous? Ils sont timbrés les King's Queer, la peinture acrylique leur ont grillé les neurones...Mais non paniquez pas! C'est juste qu'on vit avec notre temps!

Grâce à nous vous avez la chance de devenir PRODUCTEURS! Ouai vous allez pouvoir vous transformer en Eddy Barclay ou Pascal Negre, bande de petits chanceux...Grâce à ce lien:
http://fr.akamusic.com/kingsqueer

Vous cliquez dessus, vous lisez le topo, et vous dégainez votre carte bleu...

Non non on ne se lance pas dans le businesss, nos titres continusd'êtree en libretéléchargementt gratuits sur dogmazic mais si on arrive à rassembler les 15000 euros on enregistre un quatre titres avec un pur son, et tout lesbénéficess que l'on touche on le balance dans la caisse de solidarité pour les opérations des trans...Bon OK il n'y a pas encore de structure mais on y travail...Oui, juste un problème de temps, de moyens...

Voilà on tente cette expérience, c'est vrai que tout les gens que l'on connait sont fauchés, et peu possède carte bleu mais qui sait. En tout cas merci à Blue Bordeline pour nous avoir refiler le plan.

A très bientôt.
Amours et révoltes.
Kings-Queer




Titre du billet Soutien à Velvet
Posté le samedi 30/01/2010 à 16h05 RSS signifie Really Simple Syndication

Je ne suis pas l'Auteur de cet article, mais mon ami Xavier PulpeClub. Je partage son point de vue, même si je considère que TF1 n'apporte que très rarement, pour ne pas dire jamais, des programmes de qualité. Toutefois, le propos est juste, le ton assumé. Pour rendre ce monde plus beau, il faudrait que la stupidité des discriminations au physique cessent !
**************************************
Nous y sommes.. C‘est officiel.., une ronde ultra militante et glamour, a fait son entrée dans la ferme célébrité sur TF1 : notre amie Velvet d’amour !

Ca et là, sur certains forums, des critiques commencent déjà à pleuvoir, tout comme certains commentaires graveleux

On a, bien sur, droit à larhétorique grossophobie habituelle : « elle est grosse.. qu’est-ce qu’elle fait là..? la production l’a prise juste parce qu’elle est grosse et qu’il faut bien un quota… », etc.

Bref, tous les bien pensants sont comme à l’habitude, ]dérangés par l’apparition médiatique d’ une personnalité hors des clichés de la norme, et ils le font savoir bruyamment.

Pour notre part, nous affirmons clairement que la participation de Velvet d’Amour à cette émission est, d’une part ]légitime[ au vu des critères de sélection mis en place puisqu’elle est comédienne, photographe, et mannequin, et d’autre part utile et positive pour le mouvement de la ]Size Acceptance en France et ailleurs. Nous le pensons vraiment.

Velvet d’Amour est depuis de longues années une militante Size Acceptance, en France et aux Etats-Unis. Elle a mis ses talents artistiques au service de cette cause.

Son attitude, ses paroles, ce qu’elle traduit, vont permettre, au travers de cette émission, de donner une toute ]autre image des gros/sses que celle habituellement véhiculée par les médias, permettre de sortir enfin des caricatures et du balancement habituel entre pitié , condescendance et rejet haineux.

Quoi que l’on puisse penser de la télé réalité en général et de cette émission en particulier, ce n’est nullement le débat ici et maintenant.

La seule question à se poser est de savoir si [b]la participation de Velvet d’Amour à la Ferme Célébrités en Afrique peut constituer un outil, un instrument pour populariser auprès d’un très large public une autre image des Gros ?

A cette question, nous répondons OUI. Nous pensons que Velvet a eu raison de se saisir de cette opportunité.

OUI, nous sommes heureux et fierEs de voir sur les écrans une artiste, militante, grosse, LGBT Friendly, une femme, une artiste, qui partage depuis des années tous nos combats contre la discrimination et qui ne manque jamais de proposer ses services aux associations lors de nos initiatives.

OUI,]nous soutenons Velvet d’Amour, sans complexes ni réserves, pour la personne qu’elle est et représente bien sûr, mais aussi pour tout ce que cette initiative peut apporter à toutes celles et ceux qui aujourd’hui vivent le rejet en raison de leur poids et de leur apparence.

Saisissons-nous de cette émission pour, au travers de notre soutien massif à notre amie Velvet d’Amour, faire avancer notre combat contre les discriminations

]Définitivement, rejoignons tous§ toutes le fan club de Velvet d'Amour !


PULPE CLUB

Titre du billet Kabaret im KofiShow
Posté le vendredi 29/01/2010 à 16h11 RSS signifie Really Simple Syndication


Die Biene Maja im KofiShow

Von MEEK-HAUZE | MySpace Vidéo




Frappe Frappe tes mains im KofiShow

Von MEEK-HAUZE | MySpace Vidéo

Titre du billet Requiem pour une conne
Posté le mercredi 27/01/2010 à 18h42 RSS signifie Really Simple Syndication

Vu par plus de 3 millions de télespectateurs sur france 2 en mars dernier, le documentaire « Les travailleu(r)ses du sexe », réalisé par Jean-Michel Carré sort en salle le 3 février 2010. Je me réjouis de cet événement, car loin des clichés habituels véhiculés sur la prostitution, ce film montre avec brio les revendications des prostituées, libres, indépendantes et fières de l'être. C'est un bon coup de pieds aux idées reçues et autres préjugés fantasmogoriques qui circulent sur la prostitution. Nous sommes très fières de vous annoncer cette sortie sur grand écran, car ce « Chatte », la toute première chanson de « Mauvais-Genre » illustre le générique de fin !

Pour en savoir plus sur ce film
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6809
Pour acheter l'album de « Mauvais-Genre »,
itunes.apple.com/us/album/chatte/id314458451



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Suite à ce billet sur myspace, nous avons reçu un message insultant d'une internaute nous demandant à la fois de nous renvoyer son commentaire que nous n'avons pas validé, mais aussi outrageant la démarche de notre groupe.

La fierté de "Mauvais-Genre" de voir son morceau "Chatte" illustrer ce documentaire n'a pas a être souillée. De ce fait, voici notre réponse :


Flora,

Votre point de vue étant le vôtre, c'est à dire peu documenté étant donné la verve d'insultes qu'il contenait, nous estimons que vous devriez, avant de tapoter sur votre clavier, vous renseigner davantages. Votre discours victimisant et méprisant dénote une parfaite démagogie d'un sujet que vous méconnaissez. Nous ne vous permettrons pas de nous dicter notre conduite.

Plutôt que de vous laisser aller à vos humeurs, prenez quelques livres que nous vous conseillons :
- King Kong Théorie, Virginie Despentes, Editions Grasset
- Fières d'être putes, Maitresse Nikita, ed l'altiplano
- Le noir est une couleur, Grisélidis Réal, pocket
- Putain, Nelly Arcan
(...)
Allez donc voir ce film de Jean Michel Carré au cinéma le 3 février puisque manifestement, vous ne faisiez pas parti des 3 millions de téléspectateurs en mars dernier.
Faites aussi un saut sur les sites :
http://www.lesputes.org
http://femmesdedroits.wordpress.com/
http://www.griselidis.com/
http://www.chezstella.org/
http://www.sexworkeurope.org/
http://www.strass-syndicat.org/

Certes, il existe de la misère dans le monde du tapin, mais il y aussi des personnes qui l'ont choisi qui subissent la répression instaurée par la LSI en 2003. Ce n'est pas en pronant la confiscation de parole des premières interressées que vous enrayerez les problêmes inhérents à la prostitution.

Par ailleurs, avez vous choisi d'aller travailler ? Y allez vous tous les jours avec plaisir ? N'avez vous pas l'impression d'être exploitée ? Ne trouvez vous pas qu'il existe une certaine souffrance au travail ?

A cela, nous répondons que n'importe quel salarié est une pute au même titre que les sexworkers, car chaque matin, vous prenez le métro, allez poser votre séant sur un siège pour faire des choses qui souvent ne relèvent pas du plaisir. Mais vous le faites, parce que comme tout le monde, vous avez un loyer à payer, une famille à nourrir et des rêves à accomplir.

Posez vous aussi des questions sur votre propre soumission au système en général. Vous verrez qu'elle n'est en rien différente de celle des prostituées. Et nous ne parlons pas de victimes de traites ou de réseau, chose qu'il faut combattre au même titre que l'esclavagisme dans le monde du travail.

Sur ce, vous pouvez toujours critiquer celles qui se livrent à la prostitution, mais sachez qu'elles n'en sont pas moins femmes ni moins honorables que vous.

Nous ne reviendrons pas sur non plus sur notre fierté de voir notre chanson illustrer ce documentaire. Notre chanson ne parle pas de prostitution, mais de rapports gynarchiques et amoureux, même si les mots sont accès sur la sexualité.

Vous pouvez maugréer comme bon vous semble, tant que vos commentaires ne seront pas ouverts au dialogue et à la rencontre de ce qui vous dépasse, ils n'auront pas leur place sur notre page. Nous ne sommes pas votre secrétariat pour vous les renvoyer en copie sur demande.

Les plus grandes putes de la chanson française
"Mauvais-Genre"


Titre du billet La Culture en Danger
Posté le mercredi 27/01/2010 à 12h23 RSS signifie Really Simple Syndication

Et ça continue avec le démentelement de la culture... On veut tout rentabiliser, l'hôpital, la justice, l'école, les services de proximité, et la culture... Des points pour lesquels on devrait allouer davantage de budgets et non l'inverse !

Ceci est un appel des salariés du Louvre en grève.

***********************************

Les personnels du Ministère de la Culture et la Communication en action contre la révision générale des politiques publiques.


Le gouvernement se désengage massivement du service public, réduit les effectifs de personnel et les budgets (dans la culture mais aussi dans l’Education, dans la Santé, dans la Justice, dans les transports, la Poste…).
Pour subsister, les établissements culturels doivent se tourner de plus en plus vers la recherche de ressources propres, ce qui conduit à une marchandisation de la culture et à une marginalisation des missions de service public (accueil qualitatif des handicapés, des publics socialement défavorisés…).

Les conséquences sont lourdes pour les personnels et les activités, et donc pour les visiteurs :

-les personnels : fragilisés par un recours croissant aux personnels précaires, voire à des salariés privés, sous-payés et peu protégés. Les conditions de travail se dégradent, les pressions s’accentuent sur des personnels surchargés.
-les activités : menacées dans leurs diversités et leur richesse. Les missions se tournent vers la prospection.
-Les visiteurs : considérés comme des « clients », et non plus comme des usagers d’un service public.

Nous exigeons le maintien des missions de service public culturel, c'est-à-dire le sens même de nos métiers :

-garantir une qualité d’accueil et de programmation de haut niveau
-favoriser l’accès de tous à la culture, dans les meilleures conditions

Pour atteindre ces objectifs en développement, il faut des moyens humains et matériels

Nous en appelons à votre soutien:

http://www.lapetition.be/en-ligne/contre-la-rvision-gnrale-des-politiques-publiques-5969.html


Titre du billet Tout le monde est narcissique
Posté le mardi 26/01/2010 à 13h33 RSS signifie Really Simple Syndication


En ce moment, je lis « Putain » de Nelly Arcan. C'est remarquablement bien écrit, bien que les phrases de 3 pages sans point soient parfois difficiles à lire, mais d'un point de vue littéraire, comme pour celui du sens, c'est très juste. A l'issue de la lecture de la première partie, ce livre m'a ramené à une certaine philosophie à laquelle j'ai toujours cru : on ne vit qu'en attendant de mourir, en attendant l'échéance, on remplit sa vie comme on le peut (ou comme on le veut). Nelly Arcan a beau critiquer la vie très calme de ses parents, et la comparer au remplissage de sa chatte et de sa bouche, j'en fais le constat suivant : nous sommes tous narcissiques. Je le sais par expérience. J'en fini par croire que c'est le propre de l'être humain. Qu'on soit une putain sans visage à courir après les clients, célibataire nymphomane, ou même en couple, voir même un très vieux couple, c'est dans le regard et la gestuelle des autres qu'on existe, qu'on comble ce qu'il faut remplir en attendant la mort. Qu'on baise à tout va, pour du fric ou non, ou qu'au contraire, on soit en couple sans baiser, les gestes de l'autre, des autres nous sont essentiels pour nous sentir vivants, parce qu'au delà du plaisir qu'ils nous procurent (que ce soit physique ou psychique), on aime se sentir aimé. Se sentir aimé, ça peut être un coup de queue ou des billets reçus, mais à l'opposé, ça peut être aussi le fait de savoir que l'autre avec qui l'on vit est là. C'est rassurant, et c'est narcissique. Il n'y a pas que dans la sexualité et dans l'amour qu'on est narcissique. C'est le cas dans toutes les relations sociales, qu'elles soient amicales ou professionnelles. On a toujours besoin de se sentir important pour d'autres. Ce n'est pas tant pour les autres, c'est avant tout pour soit, parce que vivre ne se résume qu'à ça : se sentir vivant au travers des autres pour ne pas se sentir mourir. Pourtant, on a beau être en vie, on crêve chaque jour un peu plus. C'est flippant, mais la vie, ce n'est rien que ça. Le seul sens qu'on puisse y trouver pour ne pas tomber dans le cynisme et la fatalité est de se voiler la face en se donner une importance quelquonque, pourvu qu'on ne soit pas qu'un bout de chair coincé dans le long couloir qui mène à la mort. Beaucoup réfuteront ceci, parce que la mort fait flipper, pourtant, il n'y a pas d'élément plus réaliste dans une vie que son achèvement. On veut des enfants, systématiquement pour survivre à cette mort qui fait peur. On veut vivre éternellement. On veut se donner de l'importance pour les autres, d'où le succés des réseaux sociaux. On ne s'y inscrit pas pour les autres, on s'y inscrit avant tout pour soit. De même que tous ceux qui bloggent, écrivent, réalisent des films, écrivent des chansons, jouent des textes, de la musique... C'est aussi pareil pour ceux qui travaillent, que ce soit à la chaine dans une usine ou à son compte. On veut faire parti d'un grand rouage pour se sentir vivant. C'est toujours et encore du narcississisme. Ainsi va la vie...




Titre du billet Prochainement : "Le Journal du Queer"
Posté le lundi 25/01/2010 à 18h44 RSS signifie Really Simple Syndication


ANAL + vous convie chaleureusement à la projection du programme « le journal du Queer », une émission hard présentant des créations issues de la Culture Freaks et Underground.


Au programme de cette émission, animée par la sulfureuse Billy Gambetta, une thématique spéciale « Sexe et Contrat ». 5 courts métrages du vidéaste Thomas Slut seront diffusés lors de cette émission d’une durée totale de 45 minutes. Ces films mêlent poésie, tranches de vies, BDSM, gynarchie, sexualité gay, culture des genres et transgressions. Ils sont réservés à un public majeur et averti en raison d’images pornographiques pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.


Entrée : 4 euros


Horaire : 20h


Lieu : Le Yono, 37 rue vieille du temple, 75004 Paris (métro hôtel de ville)


Plus d’informations sur le vidéaste : http://www.myspace.com/thomasslut


Titre du billet Ultra-conservatisme, quand tu les tiens...
Posté le lundi 25/01/2010 à 14h07 RSS signifie Really Simple Syndication

Communiqué de presse interassociatif

Le Ministère de l’Éducation nationale doit remplir sa mission sans céder aux lobbys ultra-conservateurs

Paris, le 25 janvier 2010

Le Ministère de l’Éducation nationale doit remplir sa mission sans céder aux lobbys ultra-conservateurs


Une production rennaise monte actuellement un film d’animation poétique destiné à aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe auprès des enfants de CM1 et CM2 .

Pourtant soutenu par de nombreux partenaires (notamment le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le Conseil Régional de Bretagne, les Conseils Généraux des Côtes d’Armor et du Finistère, la Ville de Rennes, la Ligue de l’enseignement 35, SOS homophobie, le Centre GLBT de Rennes et le Centre National de la Cinématographie etc…), cet outil pédagogique doit faire face à une levée de boucliers homophobes visant à démolir ce projet de sensibilisation à la diversité en direction des publics jeunes.

Le média en ligne tetu.com a fait savoir le 23 janvier dernier que le Ministère de l’Éducation nationale, par le biais de l’inspection académique d’Ile et Villaine, cédant sous la pression d’associations ultra-conservatrices, a souhaité retirer son logo de ce projet pédagogique qui vise à « apporter une meilleure représentation des relations amoureuses entre les personnes du même sexe ». Le Ministère de la Jeunesse et des Sports subit des pressions pour qu’il en soit de même.

Pour les initiateurs du projet « Le Baiser de la Lune » , il s’agit de « lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence », en expliquant aux élèves d’école primaire du cycle 3 qu’il existe « différentes façons de s’aimer ».

Il n’en fallait pas plus pour que des associations ou des sites connus pour leurs positions idéologiques très conservatrices , dont l’objectif est « de sensibiliser l’opinion sur les droits de l’enfant, prévenir des dangers de l’homoparentalité, et fournir les arguments nécessaires à la défense de la famille » se lancent dans deux pétitions intitulées pour l’une « « Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires ! » et pour l’autre « Halte à la propagande en faveur de l’homosexualité au sein de l’école » adressées à différentes institutions partenaires du projet.

Pour ces opposants au projet pédagogique incriminé, « ce sont nos enfants qu’il s’agit de défendre, c’est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique ! », estimant même qu’une telle initiative risque de « pervertir » les élèves.

Il est surprenant, alors que l’homosexualité est dépénalisée depuis presque trente ans, que la majorité de nos concitoyens ont enfin compris que l’orientation sexuelle ne fonde pas à elle seule une identité, que l’amour pour une personne de même sexe, s’il n’est pas majoritaire, n’en est pas pour autant anormal, il est surprenant donc que de telles pétitions outrancières, caricaturales de bêtise puissent encore inquiéter les pouvoirs publics et les faire réagir avec autant de frilosité. Ceci est d’autant plus étonnant que les circulaires adressées aux chefs d’établissements scolaires pour les rentrées 2008 et 2009 leur ont précisé que « la communauté éducative doit faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté à l’égard de toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie et de sexisme. Tout propos, tout comportement qui réduit l’autre à une appartenance religieuse ou ethnique, à une orientation sexuelle, à une apparence physique, appelle une réponse qui, selon les cas, relève des champs pédagogique, disciplinaire, pénal ou de plusieurs d’entre eux »1.

La question n’est pas de risquer de « pervertir » les élèves, l’accusation est tellement stupide qu’elle ne mérite même pas d’être relevée, la question est de savoir quoi faire devant la haine et les préjugés homophobes qui conduisent de nombreux jeunes à se suicider , à tenter de le faire ou à adopter des comportements à risque pour eux-mêmes tant ce rejet les conduit à un déni voire un dégout d’eux-mêmes.

Nous, organisations signataires du présent communiqué, ne pouvons admettre que le Ministère de l’Éducation nationale, par cette frileuse reculade, refuse de remplir sa mission d’éducation à la sexualité et à la citoyenneté, cautionnant ainsi les lobbys ultra- conservateurs, chantres de l’ordre moral.

La lutte contre les discriminations, quelles qu’elles soient, doit être soutenue par les pouvoirs publics et notamment par les instances publiques chargées de l’éducation et de la formation. Le respect et la tolérance sont bien des valeurs républicaines qui ont toute leur place dans l’enseignement et à ce titre, les projets qui vont en ce sens méritent d’être promus et diffusés.

Aussi, nous exigeons que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour faire reculer les préjugés et les discriminations relatifs à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, y compris en participant au financement de projets pédagogiques et éducatifs destinés à cet objectif, qu’ils aient lieu aussi bien au lycée, au collège ou dans le premier degré.

L’actualité, et cette situation notamment, montre qu’il est urgent que le Ministre de l’Éducation nationale, comme il s’y était engagé, ouvre enfin rapidement les vrais travaux du groupe de travail sur les discriminations aux organisations expertes, et ne se contente pas de les auditionner.

Nous lui demandons de revenir sur sa décision et de soutenir effectivement ce projet comme initialement il s’y était engagé.

Nous adressons un courrier en ce sens aux deux ministères concernés.

Communiqué de presse de : INTER-LGBT SOS homophobie Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire (FCPE / FERC-CGT / FIDL / FSU / SGEN-CFDT / UNEF / UNL / UNSA-EDUCATION)

Contact presse pour SOS homophobie:
Bartholomé Girard, président, 06 28 32 02 50
Titre du billet Entre amusement et aggacement
Posté le lundi 25/01/2010 à 11h06 RSS signifie Really Simple Syndication

En terme de diffusion web, j'ai appris à ne plus mettre tous mes œufs dans le même panier suite à la suppression intégrale de mes films sur dailymotion il y a deux ans. D'un coup, on m'avait retiré toute visibilité. Là, aussi étrange que ça puisse paraître, c'est le clip « Chatte » qui a disparu de mon profil youtube en raison de nudité et de violations des conditions d'utilisations. Aussi étrange que cela puisse paraître, le clip est diffusé à un autre endroit du site, sous le profil du groupe « Mauvais-Genre », et n'a pas été retiré, une vérification de l'âge des internautes est demandée ! Je m'attendais à ce que ce clip soit refusé... il y a deux ans lorsque je l'ai publié ! Pas 20 mois après !

J'aurais pu être très en colère, mais je préfère m'en amuser. En effet, lorsque j'ai écrit cette chanson, le but premier n'était pas de faire de la pornographie, mais simplement de retranscrire les gestes et attitudes de ma chatte ! Or, comme je n'aime pas perdre face à l'arbitraire, j'ai décidé de faire de ce clip la chanson des félins des internautes ! Cette chanson est avant tout pour eux, c'est un gage d'amour de ma part.

Cependant, on ne m'ôtera pas de l'esprit qu'il s'agit bien là d'une mesure arbitraire. Les vidéos montrant des filles en sous-vêtements et dans des positions lascives ne sont pas rares sur youtube comme ailleurs. Si une vidéo choque 1 seul internaute, on la supprimera plutôt que de prendre en considération le nombre de visionnage de celle-ci et sa date de publication ! On en était arrivé à près de 20.000 en moins de deux ans. J'ai conscience aussi que cette vidéo n'est pas non plus de la toute première innocence, or, le contrôle parental n'étant pas fait pour les chiens, lorsque nous publions des vidéos, nous devrions pouvoir publier nous même un avertissement.

Tout cela m'amène à la question du retranchement et du communautarisme. Si on ne veut pas des LGBT ou des Queers sur les plateformes de diffusions, nous serons contraints par la force des choses à nous ghettoiser même sur la toile. Pour ma part, c'est un peu déjà ce que je fais en ayant une url bloggay.com ! Nous ne pourrions pas développer le contenu de nos blogs sur des plateformes telles que celles des grands médias. On nous laisse le droit d'exister dans nos lieux de retranchements, mais au delà, on nous attend avec le bâton pour nous battre, quand on ne nous reproche pas de ne pas vouloir nous fondre dans la masse.

A l'époque du publiquement correct et du tout sécuritaire, j'ai envie de scander « Gainsbourg, tu nous manques ! ». Rares sont les gens qui ont des couilles, qui disent ce qu'ils pensent... A ceux là, on mettra toujours des coups de matraques sur la tronche. Toujours au sujet de Gainsbourg, dont l'écriture m'a toujours plus, un extrait du Groland Mag'zine m'a bien fait sourire. Avec les interdictions en tous genres que les législateurs ont pondu depuis sa mort, ce brave auteur n'aurait plus le droit d'exister. J'ai du respect pour les agitateurs, même si je ne suis pas toujours d'accord avec eux.

Étrange, mais les Auteurs que j'apprécie le plus en ont bavé avant d'être publiés... Ce qui, comble de l'ironie, ne les empêche pas d'avancer et de connaître le succès malgré la controverse. Au sujet de mes textes, une amie me disait qu'elle n'achèterait pas un livre estampillé « éditons gay ». Elle n'a pas tort. Dans les démarches que j'entreprends, et dans un projet sur lequel je travaille, j'ai choisi de refuser l'étiquette et une énième stigmatisation. Tout ça ne fait que renforcer ma hargne et ma motivation à écrire et dire ce que je pense, que ce soit dans la fiction comme dans la réalité. GAY : good as you - Fuck off ! Je ne suis pas aussi bien que toi. Je ne suis pas meilleur que toi. J'existe et je t'emmerde, tout comme toi, le straight, tu existes et tu me tapes sur les nerfs....

En attendant, je remercie les internautes qui m'ont fait parvenir les photos de leurs félins. C'est tous ensemble qu'on pourra braver les interdits.


Titre du billet Censure
Posté le vendredi 22/01/2010 à 20h05 RSS signifie Really Simple Syndication


Youtube a censuré le clip sur mon profil en raison de la nudité ! Quand il y a de gros nichons, ça ne les dérange pas pourtant... Afin de contourner la censure sur Youtube, nous avons besoin de vous ! En effet, notre chanson "Chatte" pouvant être interprétée différement comme "les sucettes" de Gainsbourg, nous demandons à tous nos amis de nos envoyer des photos de leur félins ! Pour faire, envoyer vos photos à lolitaetsylvia@gmail.com ! merci d'avance et bon week-end !


Pour acheter l'album, cliquez ici.


Titre du billet Fashion : le Megging
Posté le vendredi 22/01/2010 à 12h22 RSS signifie Really Simple Syndication

Les hommes aussi ont de jolies jambes ! Bien souvent, nous n'avons pas la possibilité d'en apprécier le charme, excepté en été ! Avec l'arrivée du megging, véritable phénomène de mode au Japon et star des derniers défilés pour hommes, ce vêtements permettra aux hommes d'être encore plus sexys ! Le Megging est en fait un legging pour homme. Ethymologiquement, il se traduit de la facon suivante : men + legging.


Certains hommes n'oseront jamais en porter, pensant que c'est trop connoté pédé. Toutefois, je dois avouer que je me laisserai bien tenter (à condition qu'on puisse réellement en trouver à la vente et que ce vêtement ne se limite pas à être cité dans les articles de la presse fashion ou féminine). Idéalement, je le porterais en tenue de jour avec des Dr Martens Montantes, un bermuda en jeans ou en velours, un sweat-shirt à capuche et une veste. En tenue de sortie, sous un short long en toile à carreaux, une chemise, un noeud papillon et un gilet, et des converses en toile aux pieds !


On peut aussi le porter naturellement sans le cacher sous un short. Les plus prétentieux pourront ainsi exhiber leur anatomie, de même que les sportifs pourront l'utiliser comme pantalon de survêtement ! D'ailleurs, porté de cette manière et dans une couleur fluorescente, ce vêtement très moulant devrait remporter un fameux succès aux fameuses soirées « Cardiodancing ».


Succomberez vous au legging ? Pour ma part, oui !!!




Titre du billet Un sexe géant dans les rues d'Helsinki
Posté le jeudi 21/01/2010 à 19h02 RSS signifie Really Simple Syndication

Un sexe géant déambulait jeudi dans les rues d'Helsinki, malgré le froid, pour racoler les passantes devant un cabaret.

Le phallus en toile de parachute mesure 2,50 m (AFP)

Un pénis géant déambulait dans les rues de Helsinki jeudi 21 janvier malgré le froid pour racoler les passants au cabaret où une troupe de cirque a monté un spectacle sur la honte de soi.
"Sauvez les pénis... et les hommes aussi, bien sûr !", s'exclame une vieille dame venue spécialement dans le centre de la capitale finlandaise "avec toute l'énergie qui (lui) reste" pour voir l'organe procréateur factice.
Dans le rôle du pénis en érection, orné de ses testicules mais silencieux à moins qu'on ne lui adresse la parole, l'un des trois comédiens de la troupe Agit-Cirk, dont la première du spectacle "Cabaret de la honte" est programmée vendredi à Helsinki.
Le phallus en toile de parachute brune, haut de 2,50 m, est accompagné dans ses activités promotionnelles d'un autre comédien de la troupe, Sakari Männistö, qui explique à l'AFP que le spectacle traite de "la honte de soi ressentie par trois hommes".
"Et il y a aussi un pénis dans le spectacle, un peu plus petit que celui-là", précise-t-il.
L'imposant membre de toile a déjà battu les pavés finlandais où il a reçu généralement un bon accueil. "Il plaît beaucoup à la plupart des gens. Ils veulent venir... s'asseoir sur les boules", assure Sakari Männistö d'un air entendu.

(Source : Nouvelobs.com, avec AFP)

Titre du billet Une St Marcel Réussie
Posté le jeudi 21/01/2010 à 13h33 RSS signifie Really Simple Syndication


Le plus corrosif et sarcasitique des gratuits gays, Marcel Magazine (que vous pouvez télécharger dans mes permaliens) donnait hier soir une grande fête à l'occasion de la St Marcel et de son numéro 69, au Kofi du Marais. Outre le fait que le tout Paris s'y soit donné rendez-vous, j'étais très fier, d'incarner pour la première fois en public et sur scène ce nouveau personnage haut en couleurs qu'est la Baronne Monika Sidonia Trinchen Von Meek-Hauze dite MST, aux cotés de ses cousins GHB et LSD pour chanter notre première chanson, « Frappe, Frappe tes mains » ! Ce fût une belle soirée cabaret, bon enfant avec un public receptif dont je garderais de très bon souvenirs. Les shows furent présentés par la sublime Tonya et la Dinde Jean-Phillipe Set. Sur scène ont participé : Adrien en Demis Roussos Trash, la sublime transformiste Elektra Boington, la très vieille et néanmoins drôle Yvette Leglaire, Bruno Delangre et l'équipe des follivores, ainsi que la Superstar Martine venue présenter son single « Y'a plus de champagne », sous le regard bienveillant des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence.


Dans mon costume de vinyl de Baronne Est Allemande, j'ai pris plaisir à me sentir intégré dans la grande famille du cabaret maraisien. Que ce soit dans les loges, sur scène ou en rencontrant les gens, j'ai passé une soirée délicieuse. Les Von Meek-Hauze se produiront à nouveau au Kofi du Marais jeudi 28 janvier et présenteront deux morceaux. Réservation diner obligatoire au 01 48 87 48 71.



    Copyright image : Sensitif magazine.



Titre du billet Génération Arc En Ciel
Posté le mercredi 20/01/2010 à 16h21 RSS signifie Really Simple Syndication


Génération Arc En Ciel est l'aventure d'un groupe de colocataires, habitant le Georges XI à Paris. Il y a des gouines, des pédés, des trans, et même des hétéros. On s'attache et on peut s'identifier facilement à eux, qu'on soit outé ou non, en transition, riche ou pauvre, jeune ou vieux, français ou sans papiers... C'est un roman inclusif, peut-être un peu trop parfois, mais qui amène à davantage de tolérance et de respect. Dans l'épisode 1, on revit diachroniquement l'actualité de la communauté LGBT au long de l'année 2004, du mariage de bègles à la loi pénalisant l'homophobie, une époque moins cynique que maintenant et ou pour ma part, je voyais les choses sous l'angle de l'optimisme. Pour ceux qui n'aiment pas les livres pompeux d'histoire, les luttes LGBT sont expliquées à l'une des protagonistes par un personnage étrange et céleste : le clochard Homère. Le roman en lui-même est très parisien, mais pour ceux qui aiment cette ville comme je l'ai aimé en 2004, c'est un plaisir de redécouvrir certains lieux qui ont animés nos folles vies.


Petit clin d'oeil à l'un des co-auteurs, devenu depuis l'un de mes meilleurs amis, Gribb Borremans du groupe "Kings Queer", à qui j'ai envie de dire : "Tu te remets quand à écrire ?".


Pour acheter ce livre, rendez vous ici.


Titre du billet Puisqu'il me faut une biographie, la voici !
Posté le dimanche 17/01/2010 à 15h30 RSS signifie Really Simple Syndication

Thomas Le Bihan, aussi connu sous le pseudo « Thomas Slut » est un Artiste Queer, Underground, et autodidacte au parcours étrange. Né en 1979 à Metz d'une famille modeste, il grandit en Haute-Marne et passe ses années lycée à Belfort où il se découvre l'envie de monter sur les planches. Il incarne « Oscar » dans la pièce du même nom, de Claude Magnier, au sein d'une troupe de Haute-Saône durant la saison 1999-2000. A 21 ans, il s'installe à Paris où il suit pendant deux ans des cours de théâtre et joue ses spectacles au Théâtre Clavel.


En 2002, il se lance dans l'écriture d'un recueil de nouvelles « Névrose-land » (resté inédit jusqu'à ce jour) et réalise en novembre 2004, avec l'aide de Valentine Borlant, un premier court-métrage « Un autre Sexe ».


En 2005, il intègre Act Up où il est sensibilisé à la cause du VIH, mais aussi aux questions LGBT. Les thématiques qu'il découvre le stimulent à nouveau. Il ouvre un blog « Ceintures de Queers » qu'il alimente de nouvelles. Il coordonne une permanence de prévention jusqu'en janvier 2007 et se prend de passion pour le sujet du bareback & nokpote dans l'industrie du X gay. Il devient acteur porno, et réalise en 2007 son 2ème court-métrage : « Bareback Orange ». Ce film, lui vaut d'être qualifié de « Arlette Laguiller TransPédéGouine et de CGT du sexe » par le magazine Têtu.


De 2005 à 2007, il s'investit dans les combats menés par les sexworkers et réalise une série de documentaires sur les leurs revendications. Ses films sont projetés dans une dizaine de festivals (XXYZ, Festival International du Film Militant d'Aubagne, la Radical Queer Week de Montréal, le Queyras Libre, les UEEH...). Il co-réalise avec Maïtresse Léia deux courts-métrages BDSM : « Les noces de Frida » et « Le Contrat d'Aladin ».


En 2008, il fonde avec le compositeur Màtyàs Hettmann le groupe « Mauvais-Genre ». De leur travail nait un album sorti en avril 2009 incluant 13 titres aux sonorités électroniques. Ils donnent une vingtaine de concerts à Paris et en Province. Leurs clips mélent provocation et humour noir. Le titre « Chatte » est choisi par le réalisateur Jean-Michel Carré pour illustrer le générique de fin du documentaire « Les Travailleu(r)seuses du sexe » diffusé en mars 2009 sur France 2, et regardé par 3 millions de télespecteurs.


En 2009, il réalise des films de soirées clubbning et des interviews de Dj's. Il pose aussi pour les photographes Noémie Sauve, Alain Lemoine, Joao Da Silva, Mathilde Bouvard et Efène.



En 2010, il intègre la troupe « La famille Von Meek-Hauze » sous les traits de la Baronne Monika Sidonia Trinchen. Thomas continue d'écrire régulièrement des fictions. Au travers d'un blog « What's on my mind ? » il exprime ses idées, ses coups de coeur et de colère. Le blog connait un certain succès et est consulté quotidiennement par 230 internautes. Thomas a réalisé une trentaine de films courts, visionnés sur le web plus de 60.000 fois. Les nouvelles de « Ceinture de Queers » ont été lues plus de 35.000 fois.


Titre du billet Burn Baby Burn
Posté le samedi 16/01/2010 à 16h48 RSS signifie Really Simple Syndication


C'est le texte d'une pièce de théâtre qu'une amie comédienne m'a offert pour noël. Je ne peux que recommander pour ceux qui aiment le spectacle noir, déchirant et déchiré, avec des personnages désoeuvrés, paumés, largués, entre l'envie furieuse de vivre et celle de foncer droit dans le mur. C'est une poésie sur la jeunesse qui ne cherchent plus qu'à repousser le limites en raison de trop de désillusions. Ca ressemble à du Despentes sur les planches, et c'est une pièce que j'aimerais voir si l'occasion se présentait. C'est très bien écrit.


Synopsis :


Hirip squatte une station service abandonnée. Elle n'attend rien d'autre qu'un peu de compagnie. Un jour, Violette arrive, avec sa mobylette en panne. Elle cherche de l'essence. Elles ont toutes les deux 20 ans, une furieuse envie de vivre et la rage au coeur. Mais l'arrivée d'Issa, livreur de pizzas, risque de comprommettre leurs désirs et leurs rêves.


Sur l'Auteure :


Carine Lacroix s’inscrit à 19 ans au cours de Jean-Laurent Cochet pour devenir comédienne. Elle joue au théâtre, à la télévision, au cinéma. Elle voyage – l’Inde, le Viêt-nam, le Cambodge, la Pologne, la Norvège, le Sénégal… – écrit, voguant d’un genre à l’autre, des pièces de théâtre (Le Café des roses, en 2003, joué au Proscenium en 2003-2004, La Nuit des évadés, en 2004, inédit), des scénarios (À quoi tu joues, 2000), un roman-poème (À l’ombre et au miel, inédit) et compose aussi des chansons.
Burn baby burn a été sélectionné dans le cadre des Journées d’auteurs de Lyon en décembre 2006 et a reçu le soutien de l’association Beaumarchais.
Carine Lacroix a été accueillie en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon en novembre 2006 pour écrire sa prochaine pièce.




Burn Baby Burn, Carine Lacroix, ed quatre-vents – l'avant scène théâtre.


Titre du billet Chattes et FièrEs de l'être
Posté le vendredi 15/01/2010 à 18h56 RSS signifie Really Simple Syndication


Vu par plus de 3 millions de télespectateurs sur france 2 en mars dernier, le documentaire « Les travailleu(r)ses du sexe », réalisé par Jean-Michel Carré sort en salle le 3 février 2010. Je me réjouis de cet événement, car loin des clichés habituels véhiculés sur la prostitution, ce film montre avec brio les revendications des prostituées, libres, indépendantes et fières de l'être. C'est un bon coup de pieds aux idées reçues et autres préjugés fantasmogoriques qui circulent sur la prostitution. Je suis très fier de vous annoncer cette sortie sur grand écran, car ce film représente pour moi une partie de ma vie et des revendications que j'ai pu porter, mais aussi, parce que « Chatte », la toute première chanson de « Mauvais-Genre » que j'ai écrit, illustre le générique de fin.




Pour en savoir plus sur ce film, cliquez ici.


Pour acheter l'album de « Mauvais-Genre », cliquez là.




Titre du billet Y'a bon Beefcake
Posté le jeudi 14/01/2010 à 19h11 RSS signifie Really Simple Syndication


Le beefcake est cet homme hyperbodybuildé que l'on croise partout en couverture des magazines, dans la pornographie haut de gamme gay, dans les salles de sports, mais aussi sur les dance-floors où ils aiment exposer aux yeux de tous leur impressionnante musculature.


Les médias en général nous survendent ce type de garçon pour nous imposer à la fois leurs fantasmes, mais aussi pour nous filer des complexes ! On ne verra jamais une crevette fine ou un vieux bears dans le « figaro pédé ». On nous a tellement imposé les beefcakes d'ailleurs que si l'on mettait un maigrichon en couverture de Têtu ou de Pref, on imaginerait automatiquement que le modèle est malade. De même pour les vieux, les gros... Inconsciemment, on nous pousse à n'accepter que la beauté Beefcake pour concept. On ne regarde plus le charme et l'intelligence, on veut du gros muscle pour se rassurer, de la bonne viande bien ferme, alors qu'on oublie que la plupart des mecs ont des physiques communs.


Parmi les garçons communs, il y a ceux que les beefcakes mettent mal à l'aise. J'ai fait parti de cette catégorie à un moment donné car ils représentaient les mecs que l'on ne serait jamais, mais aussi ceux que l'on ne se tapera pas. Foutaise ! Certes, je ne ressemblerai jamais à un modèle de Cazzo, mais ça ne m'a pas empêché, tout en étant une crevette, de m'en taper quelques uns, car, tous les beefcakes ne recherchent pas forcément leurs reflets dans nos yeux. Certes, il y a des beefcakes superficiels, mais il y en a aussi dont l'intelligence et la sensibilité décuplent le charme. Oui, le Beefcake pas con existe, et ça fait du bien ! J'en connais quelques uns, et je suis content qu'ils m'aient fait changer d'avis à leur sujet.


Ce qui serait formidable ? Faire un peu plus de place aux autres types de garçons. Ca rendrait le milieu gay un peu moins superficiel ! Car le charme n'est pas la beauté, c'est beaucoup plus interressant. Un beefcake n'est pas forcément beau. Une vieille crevette n'est pas systématiquement moche. On a beaucoup de choses à faire pour rendre le milieu gay moins stupide, et ça commence par s'accepter soi-même, en aimant son corps, et en cessant de juger les autres sur leur physique... Mais comme nous vivons dans le monde du paraître, ce n'est pas mieux chez les hétéros. Pour eux aussi le fantasme de la blonde à forte poitrine reste le standard de référence.


Titre du billet Trans Mecs & Mecs
Posté le mercredi 13/01/2010 à 18h31 RSS signifie Really Simple Syndication

Ce qui manquait dans l'univers de la prévention était une brochure dédiée aux trans FTM (female to male) et à leurs amants. A partir du 31 janvier, cette ommission appartiendra au passé puisque l'association OUTrans vous convie à une fête à l'occasion du lancement de ce guide d'information. Ca se déroulera aux Souffleurs, 7 rue de la verrerie, 75004 Paris, métro hôtel de ville à partir de 20 heures.


Ca en étonnera plus d'un, mais la bite ne fait pas le genre ! Les transboys gays ne sont pas tous passifs. Avec un peu d'imagination, de désir et l'envie de donner du plaisir, on peut prendre autant son pied avec un transboy actif qu'avec un mec bio TTBM ! La sexualité entre mecs ne se résume pas qu'à un bout de peau ! Je vous invite à lire un article passionnant à ce sujet sur le site FTMvariations/gay qui désormais fait parti de mes permaliens.


Titre du billet La Gifle - Bétisier "Bareback Orange"
Posté le mardi 12/01/2010 à 17h25 RSS signifie Really Simple Syndication

Mon second court métrage, "Bareback Orange" avait été réalisé en partant d'improvisations par des comédiens non professionels. De nombreuses scènes ont été coupées au montage, mais certaines sont si drôles, malgré le thème tragique du film, que j'ai choisi d'en diffuser quelques extraits. C'est le cas ici avec "La Gifle". Projection d'une version inédite et underground du film le mercredi 24 février 2010 au Yono, Paris.




Titre du billet Une affiche historique (1)
Posté le mardi 12/01/2010 à 04h58 RSS signifie Really Simple Syndication


Cette affiche fait parti de l'histoire, de mon histoire, de celle des parisiens, mais aussi des internautes. 4 ans après qu'elle eut fleurit sur les murs de la capitale et sur la toile, sa signification n'a pas changé. Elle reste forte de sens maintenant que l'on veut nous faire accepter un débat sur l'identité nationale, interdire la burqa et qu'on continue d'affréter des charters pour expédier des sans papiers dans des pays en guerre. Elle en disait long sur ce ministre de l'intérieur ambitieux et arrogant qui passait bien à la caméra, et qui depuis son accession au trône suprême de l'Élysée, ne fait que bafouer les lois quand il ne restreint pas les libertés individuelles...


A l'époque, je savais que cette affiche était pleine de sens, et j'étais fier de participer à des opérations de collage sauvage. J'avais envie d'aider les gens à ouvrir les yeux sur la politique de ce Monsieur. La comparaison avec le Front National a semblé violente à certains passants qui nous ont insultés, croyant que nous étions des militants de l'UMP faisant de la publicité pour Jean-Marie Le Pen. L'affiche n'était pas compréhensible pour tout le monde. Parfois, juste après avoir fini de tapisser les murs d'un vieil immeuble, les gens passaient derrière nous pour les arracher. D'autres nous regardaient faire, interloqués, ne sachant guère comment réagir, la comparaison des deux politiciens étant peut-être trop brutale... Puis il y a eu les flics ! Alors que nous collions les derniers exemplaires sur un mur près de Koffi du Marais, nous nous sommes fait coffrer. L'affichage sauvage n'est pas interdit à Paris car la ville n'a pas créé assez d'espace pour l'affichage associatif, dés lors ; par contre, l'affichage politique, tant bien même il serait pacifique, est condamnable. On nous a alors emmené au poste, comme après chaque opération coup de poing d'Act Up. Arrivés au commissariat, on nous a fait attendre dans un boxe, comme d'habitude, le temps que quelqu'un ne se décide à saisir « la grande identité » dans le système informatique. On nous a bien fait poireauter, jusqu'à ce qu'on voit un sapin de Noël traverser le hall ! Crise de rire. Les keufs avaient choppés 3 jeunes touristes hongrois ou hollandais (je ne me souviens plus très bien) en train de voler le sapin. Du coup, le conifère avait été saisi comme pièce à convictions ! Après 2 longues heures d'attente, nous avons été convoqué à tour de rôle pour qu'on nous demande les renseignements habituels, et blablabla et blablabla... Le responsable du commissariat a choisi de ne pas nous mettre en garde à vue. Il nous a même confié que sur le fond, il était d'accord avec notre message car leur grand patron, dans ses élans de remaniements avait fait renvoyer pas mal de ses collègues, que leurs conditions de travail s'étaient dégradées... Ça nous a rassuré, tous les keufs ne sont pas des petits lèches-culs en quête de pouvoirs ! On nous a libéré peu avant 6 heures du matin en nous confisquant nos affiches et notre sceau de colle. Le passage au commissariat ne nous a pas découragé pour autant : la nuit suivante, nous avons remis ça, redoublant de vigilance. Les affiches ont été collées bien plus haut de manière à ne pas être arrachées et à être visibles de bien plus loin. Refaire la même chose aujourd'hui sans terminer au poste me paraît presque impossible. Avec toutes les caméras de vidéo-surveillance qui ont poussé depuis que le petit Nicolas est devenu grand, celui qui tenterait un tel exercice serait aussitôt identifié et arrêté. Auras-t'on encore le droit à la désobéissance civile à l'avenir ? Je n'en suis pas certain...


Titre du billet Une affiche historique (2)
Posté le mardi 12/01/2010 à 04h58 RSS signifie Really Simple Syndication

Cette affiche a fait grand bruit dans les médias, mais aussi sur les blogs. Une amie qui connaissait mes engagements de l'époque m'avait envoyer le lien de la page d'une fille qui avait publié l'image en se posant des questions sur le fond du message. Effectivement, à l'époque, j'étais moins modéré et plus actupiens dans le style, dés lors, j'ai rédigé un long commentaire vif expliquant la démarche concernant les expulsions de séropositifs sans papiers, le non renvois de Vanneste de l'UMP pour ses propos homophobes (...), mais aussi rappelant les termes de « Racailles » et de « Karcher »... Ça a lancé une telle polémique sur son blog qu'elle a fini par verrouiller les commentaires, refusant que son site ne devienne un lieu de débats et d'affrontements. Face à moi, il y avait des opposants farouches à Act Up, mais aussi d'autres qui n'y comprenaient rien ou n'en avaient rien à foutre... Il est clair que j'aurais peut-être du me montrer plus diplomate dans mon argumentation car mon comportement littéraire n'était guère mieux que les pensées politiques de celui contre lequel je m'opposais. Mais c'est comme ça... J'ai aussi prit conscience que le plus dangereux dans une démocratie ne sont pas les gens dont l'opinion diverge de la mienne, mais les indécis. Ceux là virevoltent à droite, à gauche. Il suffit de flatter leur égo pour se les mettre dans la poche. Je n'avais que quelques mois d'expérience dans la communication et l'activisme derrière moi, et c'est à partir de cet instant que j'ai commencé à saisir les limites et la force des mots, à les manier avec dextérité, comme une arme, car les combats idéologiques ne se mènent pas avec des fusils mais avec la langue. Celui qui l'emporte n'est pas toujours le plus juste, c'est celui qui saura attirer l'attention sans se mettre en colère. Peut-être une des raisons de la perte des élections par Ségolène ? À méditer...


Quoi qu'il en soit, je n'ai aucune envie qu'on oublie cette affiche. Elle est historique au même titre que les affiches contestataires de mai 1968.


Titre du billet Tout sur les Von Meek-Hauze
Posté le lundi 11/01/2010 à 13h50 RSS signifie Really Simple Syndication


La famille Von Meek-Hauze, réchappée de la RFA des années 60 débarque enfin à Paris et sur la toile ! Vous pourrez découvrir GHB, LSD, et MST pour la première fois réunis sur scène à l'occasion du Kofishow le jeudi 28 janvier 2010 pour interpréter leur première chanson française "Frappe tes mains". Tout ça se déroule au Kofi du Marais, 54 rue ste croix de la Bretonnerie, métro hôtel de ville.


En attendant, vous pouvez suivre leurs aventures sur leurs blogs où cette famille étrange, drôle et émouvante se dévoile davantage ! Lien : http://von-meek-hauze.over-blog.com/


Pour rester en contact avec eux, deux possibilités : facebook (cliquez ici pour les facebookiens) ou myspace (c'est par ici).


Titre du billet C&C, la before ;-)
Posté le dimanche 10/01/2010 à 16h51 RSS signifie Really Simple Syndication


 

C&C, bien plus qu'une before : une rencontre !




Celle de la Loterie Musicale et du clubbing Electro-House Progressive !


Le jeudi 28 janvier, à partir de 19heures, rejoignez l'Okubi, un lieu atypique, convivial et bon marché où se produiront les fameux Dj Claudio C. et Clem B.


Entrée gratuite, ambiance festive garantie et des consos à gagner !


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Dj Claudio C. est un passionné de musique. Auteur, compositeur et interprète, ses influences variées vont de la culture latino à la house en passant par la variété. Dj Résident à Ze baar chaque mardi pour « Ze Mix à toi », vous avez pu danser sur ses sound-systems lors des tea-dance « Kiss my Boat », mais aussi au café Moustache ou dans d'autre lieux plus insolites !


Le site de Dj Claudio.C : http://www.dj-claudio-c.moonfruit.fr/




Clem B est lui aussi musicien. Depuis plusieurs années, son concept violon clubbing a séduit les noctambules et les fêtards en tous genres. Passionné par l'univers du clubbing, lorsqu'il mixe, c'est un son house progressive qu'il propose. Vous avez pu l'entendre aux cotés de Dj SFX lors des fameuses before « My Pussy ». Lui aussi compositeur, il a collaboré avec les plus grandes pointures de la scène électronique parisienne actuelle tels que Cédric Esteban, Raf Fender, Marc Roben...


Le site de Clem B : http://www.clemb.com/


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Date : jeudi 28 janvier 2010, horaire : 19:00 – 02:00


Lieu : O'kubi, 219 rue st Maur, 75010 Paris, métro Goncourt, colonel fabien ou belleville


Entrée gratuite, Prix des consos : 2,80 euros le demi, alcools à 6 euros


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Partenaires :


ZeBaar, Facebook, Zimbalan, Deejay Radio qui retransmettra en différé la soirée http://www.deejay-radio.tk




Deejay Radio est une webradio autour de la musique Dance & Electro, donnant la priorité aux nouveautés et l'actualité des Dj's.


Titre du billet Francis Caïbrel : Chanteur en Herbe ;-)
Posté le samedi 09/01/2010 à 13h34 RSS signifie Really Simple Syndication


Titre du billet La Burqua de la Peur
Posté le jeudi 07/01/2010 à 17h10 RSS signifie Really Simple Syndication

Copé nous prépare un beau projet de loi liberticide. 750 euros d'amende pour celles qui porteraient la burqua, c'est assez assomant. Derrière tout cela, il y a d'abord du racisme, de l'islamophobie pour mieux nous faire accepter l'idée de la préférence nationale et de l'identité qui va avec... C'est facile pour Copé d'insinuer que les femmes portant la bourqua sont soumises et violentées. Il sait d'avances qu'elles ne viendront pas se plaindre. Or, j'ai vu récemment dans un reportage que celles-ci, si cette loi venait à entrer en vigueur, préféreraient rester chez elle ou défier la législation plutôt que de s'y soumettre ! Je ne suis pas certain que le voile intégral soit un geste de soumission totalitaire et sexiste. Je suis persuadé que celles qui optent pour cette solution le font en âme et conscience, ce qu'affirmait l'une d'entre elle, d'origine française « pure souche » convertie à l'islam. Une publicité avait fait couler de l'encre l'an dernier en allemagne. On y voyait une femme en lingerie enfiler des bas et des escarpins, puis, au moment de sortir de chez elle, enfiler une bourqua. Et si elles n'étaient pas aussi soumises qu'on veuille le croire ? Après tout, personne ne sait réellement ce qu'elles pensent, ce qu'elles vivent. On veut les pointer du doigt, les stigmatiser avec l'étiquette « victime ». Selon Badinter, 80% d'entre elles subiraient la domination masculine. Qu'en sait réellement cette politicienne ? Par ailleurs, il est d'usage chez les lobbystes de gonfler les chiffres pour avoir un impact plus grand dans le domaine politique. Chacun y va de sa propagande. Je sais que je ne suis pas représentatif de ces femmes. Je ne peux pas décrire ce qu'elles vivent.


La société a besoin d'extrêmes pour pouvoir se positionner. Il est nécéssaire de faire peur pour mieux enfermer les gens dans une condition d'individus objets, sans qu'eux même ne s'en rendent compte. C'est tout le poid de la norme sociale. C'est le totalitarisme de la masse, l'anti-individualisme dans sa forme la plus vile. Je ne prône pas l'individualisme, ce concept me fait répugne tout autant, cependant à mon sens, l'identité n'est pas nationale, elle est unique et personnelle. Aucune loi ne devrait nous dicter ce que nous avons à faire ou à porter, dans la mesure où chacun s'épanouit sans nuire aux autres.


Comme pour les putes, je ne nie pas les victimes de la soumission machiste, mais j'y mets deux poids, deux mesures. Il y aura toujours les soumises volontaires et les soumises par contrainte. S'il faut protéger et venir en aide à celles que l'on force, je ne vois pas pourquoi on emmerderait les autres. D'ailleurs toutes les victimes de sexisme ou de violences conjuguales ne portent pas le voile, et il leur est souvent difficile de parler de leur vécu. Certaines passent toute leur vie rouées de coups sans qu'on ne puisse lever le petit doigt, parce que, pour être une victime, il faut le reconnaître en criant « au secours ». Ca arrive souvent à « des françaises bien de chez nous ». Ce n'est pas le voile (intégral ou non) qui permet de faire la distinction entre liberté et soumission. Je pense que la burqua peut être pour certaines un moyen d'être libre, d'échapper à la pornographisation de la société. Même si je ne suis pas d'accord avec cette façon de concevoir les choses, j'ose imaginer que si j'étais une femme, je voudrais avoir le choix de ma condition, de ma tenue vestimentaire publique, de mes convictions.


Titre du billet La Burqua de la Peur (fin)
Posté le jeudi 07/01/2010 à 17h10 RSS signifie Really Simple Syndication

Je crois qu'au travers de cette loi, on veut gommer tous signes ostentatoires de différence entre les individus. Pour l'instant, on commence à légiférer avec le port de la burqua, en complément de l'interdiction du voile à l'école, mais on glissera très vite dans l'islamophobie ! Il y a peu de temps encore, on nous parlait de « Laïcité positive ». Ce terme est répugnant, car il incite, non pas à la laïcité comme c'est prétendu, mais à imposer de manière contournée le judao-christiannisme. Depuis quelques années, ce sont les femmes qui font le plus les frais des lois liberticides. Il y a eu la LSI qui condamne les putes,maintenant, on s'en prend à l'autre extrême. Je pense qu'il s'agit là d'une manière sexiste d'enfermer les femmes dans un rôle qu'elles auront prétendu vouloir. Si je pousse mon raisonnement à son paroxysme, on attendra dorénavant des femmes qu'elles travaillent autant que les hommes, qu'elles soient de bonnes épouses et de bonnes mères, et qu'elles continuent de tenir leur foyers correctement. Même si les hommes s'investissent de plus en plus dans les corvées ménagères, ce sont toujours les femmes qui prennent le plus important pour elles, car, éduquées pour le perfectionnisme, elles ne se s'accordent pas le droit à l'erreur.


En France, on n'aime ni les femmes voilées, ni les libertines. Si je fais un parrallèle avec les homos, je m'apperçois que l'on a le droit d'être gay ou lesbienne, mais qu'il nous est impossible de montrer nos signes d'affection dans la rue, à l'exception de certains quartiers de certaines mégalopoles. On veut nous faire croire que c'est pour notre sécurité, mais il n'en est rien. Au contraire, c'est un moyen détourné de nous faire comprendre que nos amours et nos convictions ne doivent pas être visibles sur l'espace public. Si le contraire était vrai, nous aurions le droit de nous marier comme les autres citoyens depuis belle lurette, et nous ne noterions pas une augmentation constante des agressions à caractère homophobe les jours de marches des fiertés !Ce qui justifie de manière très pernicieuse ce propos concernant notre sécurité...


Dans un monde idéal, on aurait tous le droit à la différence, quelle que soit son genre biologique ou de prédilection, d'afficher ou non ce que l'on est dans le respect de tous. Je pense aussi que l'être humain n'est pas assez intelligent pour cela. Je m'inclue dans le lot, car, en ayant un discours prononcé, j'entre en guerre et non en paix. C'est juste dommage. Est-ce vraiment dans les caractéristiques de l'éspèce humaine de vouloir tout contrôler et d'anéantir ce qui ne lui correspond pas ? Probable... To be continued.




Pistes de lecture : http://www.paperblog.fr/2171930/a-propos-de-la-burqa-niqab-ou-elisabeth-badinter-l-indispensable/


http://www.elle.fr/elle/Societe/News/750-euros-d-amende-pour-le-port-d-une-burqa/(gid)/1114254


Titre du billet De l'électro engagée
Posté le jeudi 07/01/2010 à 01h57 RSS signifie Really Simple Syndication

Il est plutôt rare que la musique électronique, et spécialement celle du clubbing prenne une couleur engagée. Dés lors, je vous invite à partager mon dernier coup de coeur ! Il s'agit du morceau "I am" de "The King". Ami de Razmux, the king fût longtemps adepte des soirées gays. Originaire de la banlieue parisienne, son titre est un appel à l'évolution des mentalités, spécialement de là ou il vient, car passé le périphérique, certaines contrées ne sont pas toujours très acceuillantes pour les LGBT. On ne peut que saluer son inititiave, car, quelle que soit son orientation sexuelle, tout le monde aime festoyer !




Titre du billet Savoir se relever
Posté le jeudi 07/01/2010 à 00h38 RSS signifie Really Simple Syndication

L'article d'hier a semblé à certains amis et à certains lecteurs une révélation lourde. Pour moi, ça ne l'était pas car j'ai fini par accepter l'idée de l'abus, à rebondir. Ce n'est pas mon corps que l'on a blessé, mais mon amour propre car à un instant T, on m'a manqué de respect et l'on s'est autorisé quelque chose que j'aurais défendu. Certes, pendant près d'un an, ça n'a pas été facile. Ça s'est passé en plusieurs étapes.


D'abord, il y a eu l'état de choc. Impossible de parler, ne pas savoir à qui le dire. Les idées se sont entrechoquées dans ma tête. Puis, à mon retour à Paris, les mots ont commencés à s'articuler, parce que je commençais à réaliser ce qui s'était passé. Mes amis ont eu à supporter beaucoup de choses et ont parfois assisté impuissants à ma déchéance. Quand on tombe, on fini toujours par s'écraser. Ce fût un point crucial, comme un second choc, car, arrivé au sol, on a deux solutions : soit on baisse définitivement les bras en succombant à ses douleurs, soit en entreprend de se relever. Même si ça fait mal, on commence un premier mouvement, une première démarche, puis sans s'en rendre compte, on est debout. Certes, j'ai été hésitant. J'ai eu du mal à reprendre confiance en moi. Beaucoup de choses étaient floues. La psychanalyse a l'époque m'a bien aidé, mais aussi une phrase qui résonne dans ma tête : « Ta chatte, c'est comme une belle bagnole. Si tu ne veux pas qu'on la fracture, faut rien mettre dedans ». C'est ce que prononce une des protagoniste de « Baise-moi », juste après avoir été violée, à l'autre fille hystérique qui n'ose pas se relever et se complaind dans la douleur. Étrange, mais cette phrase m'a marqué car elle m'avait choqué quelques années plus tôt lorsque j'ai lu ce livre. Ces quelques mots résument tout, c'est marche ou crêve.


Durant ma période destructrice (alcool, drogues, nokpote et no-limite), je faisais l'amalgame entre ce sale type et tous les hommes. C'est la raison pour laquelle j'ai plaqué mon petit ami de l'époque à grand coup de poings dans la gueule la nuit du nouvel an 2004. Je n'en suis pas fier car il n'était pas responsable de la situation. Le suivant a eu plus de chance, car entretemps, j'ai fini par pardonner aux hommes les crimes de mon bourreau. Ma libido est redevenue plus classique. Je te désire, tu me désires, nous nous donnons du plaisir.


En juin 2004, soit 10 mois après le drame, j'ai décidé un beau matin de reprendre ma vie en main. Ça aurait été le moment idéal pour reprendre mes études et terminer mon Deug, mais la psychologie ne m'intéressait plus. J'en avais assez de la clinique et de l'analyse. Pour aller mieux, il me fallait un nouveau départ. Ça impliquait de quitter ma chambre de bonne pour une collocation, de trouver des jobs en attendant le poste idéal et de me remettre à la création. Fin 2004, je réalisais mon 1er court-métrage : « Un autre sexe ». Ce fût un autre challenge !


Titre du billet Victimisation et amalgames
Posté le jeudi 07/01/2010 à 01h00 RSS signifie Really Simple Syndication

Les courants abolitionnistes prétendent que toutes les putes auraient été victimes de viol. Je me suis outé en tant que victime, mais on on ne reste pas une victime toute sa vie! Ce serait trop réducteur. Comme je l'exprimais plus haut, lorsqu'on se relève, on n'a pas envie de porter ce stigmate. Certes, j'ai repris le sexwork en 2005, mais ce n'était pas par automutilation. J'ai repris parce que j'en avais envie et parce qu'il m'était nécessaire de gagner de l'argent pour me loger, car la collocation dans laquelle je m'étais lancée en 2004 ne me correspondait plus. Il y avait une opposition d'idéaux, de vécus et de parcours entre mon colocataire et moi. J'étais un jeune artiste gay désirant s'exprimer dans la création ; lui était un chanteur de variété impopulaire devant faire le deuil de sa carrière et de sa jeunesse passée. J'ai habité chez mes différents amis pendant près d'un an avant de pouvoir me poser à nouveau en 2006, seul, selon mon souhait. Pour cela, il me fallait du temps et de l'argent. Trouver un appartement à Paris, lorsqu'on ne travaille qu'à mi-temps, qu'on s'instruit en œuvrant Act-Up et qu'on écrit en parallèle ne laisse guère de place pour se donner les moyens de tout réussir. Dés lors, en discutant avec d'autres tapins, je me suis souvenu que les clients n'étaient pas des hommes mauvais. Au contraire, on ne te respecte jamais autant que lorsqu'on te paie. C'est tout le paradoxe entre les clients et les violeurs. Le client attend de toi que tu lui permettes un plaisir qu'il ne peut pas atteindre tout seul tandis que le violeur ne peut jouir que par l'abus de la faiblesse de sa victime. L'amalgame entre clients et violeurs ne peut donc pas être fait. Le sexe n'est sale que lorsqu'il n'est pas consenti. Si j'en reviens aux propos des abolitionnistes ou des prohibitionnistes sur le viol des prostitué-e-s, je me dis que c'est complètement absurde : à ma première passe, je n'avais été violé par personne. J'ai accepté l'offre par curiosité, parce que ça me convenait, parce que j'en avais envie, et non pas parce que je me sentais comme une merde incapable de faire autre chose. Je n'affirme pas non plus qu'il n'existe pas de cas de victimes dans la prostitution, mais il existe différentes vérités. Tout n'est pas noir, tout n'est pas rose. Les abolitionnistes prétendent que le taux de viol chez les travailleurs et travailleuses du sexe est élevé. Je pense qu'en réalité, il ne doit être guerre différent des autres catégories socio-professionnelles ! En effet, toutes les victimes de violences sexuelles ne deviennent pas des prostituées, de même, on n'exerce pas le même métier toute sa vie.


Mon intention hier, en publiant les articles précédents, n'était nullement de choquer mais de parler d'une réalité noire que l'on n'ose à peine aborder parce qu'on touche au sexuel, à l'intime. Par conséquent, c'est un tabou suprême. C'en est de même concernant la prostitution. Dans les deux cas, il faut avant tout victimiser. Se prostituer, un acte de réponse à un viol ? Certainement pas !


Titre du billet Eternel Fernandel ! (Parodie)
Posté le mercredi 06/01/2010 à 22h57 RSS signifie Really Simple Syndication


Titre du billet Viol : de l'inégalité de la protection juridique
Posté le mardi 05/01/2010 à 13h52 RSS signifie Really Simple Syndication

Lorsque j'étais mineur, il m'arrivait, à partir de mes 15ans de coucher régulièrement avec des hommes que je rencontrais sur les lieux de drague en plein air de Belfort. La plupart du temps, ils avaient le double de mon âge. Ça ne me posait aucun problème puisque j'avais juste envie de baiser, rien de plus. Or, il m'est arrivé de revoir régulièrement certains d'entre eux et tirer profit de mon âge pour me faire offrir des places de cinémas, des livres, voire même parfois de compléter mon argent de poche. Cela est du en parti du fait que j'avais conscience d'une législation qui me protégeait dans tous les cas de figure. Je n'ai jamais eu à menacer qui que ce soit, je n'aurais jamais voulu le faire puisque je n'étais forcé en rien, mais mes amants n'hésitaient pas à mettre la main au portefeuille pour acheter implicitement mon silence. Il existe une réelle inégalité dans la législation concernant le viol et les abus sexuels pour les mineurs. Chez les hétéros, on reconnaît la majorité sexuelle à 15 ans tandis que dans le cadre de rapports homos, on ne la considère qu'à 18 ans, enfermant les jeunes gays dans le rôle de victime. Si le viol sur mineurs existe bel et bien, même chez les homos, on doit reconnaître que tous les adolescents ne débutent pas leur sexualité au même âge. J'ai été précoce puisque j'ai perdu mon pucelage avant mon 13ème anniversaire avec un camarade de pension. J'étais attiré par les hommes ; il était donc normal que je couche avec eux. Si entre ma défloraison et ma majorité, mes parents avaient eu connaissance de ma vie sexuelle,  ils auraient très certainement accusé mes amants de débauche et auraient obtenus gains de cause au tribunal. Si aujourd'hui trentenaire, l'occasion m'était présentée de me taper un ado, je refuserais car les jeunes ne m'ont jamais attiré. La législation concernant les violences sexuelles place les adolescents dans un rapport de force, si bien qu'ils peuvent fabuler à souhait pour se débarrasser de ceux qui les encombrent. L'affaire d'Outro l'a démontré il y a quelques années. Ce thème m'a toujours interpellé, c'est la raison pour laquelle, en 2003, j'ai écrit la nouvelle « L'ange démoniaque », mettant en scène les amours interdits entre un curé et un jeune homme. Pour lire la nouvelle, cliquez ici.


Titre du billet Viol : d'une expérience personnelle à la chanson
Posté le mardi 05/01/2010 à 13h22 RSS signifie Really Simple Syndication

Le 23 aout 2003, soit seulement quelques semaines après avoir rédigé ce texte, et dans le cadre de mon circuit de vacances, j'ai été victime d'abus sexuels lors d'une soirée trop arrosée de la part d'un homme dont le rôle dans ma vie aurait du être tout autre. Durant plusieurs jours, j'ai été choqué. J'ai eu du mal à parler autour de moi, alors je me suis tu. Il aura fallu attendre mon retour à Paris pour que ma langue ne commence à se délier. Mes amis m'ont soutenu pendant des semaines, supportant mes pleurs intempestifs, mes colères et l'autodestruction dans laquelle je me suis jeté. Progressivement, ça m'a rongé en détruisant tout ce que j'étais en train de bâtir. A force de me cuiter régulièrement, j'ai abandonné la fac, perdu le garçon que j'aimais. Je me sentais coupable, croyant que j'aurais pu éviter cela. Certes, j'aurais pu, à l'unique condition que le soir du drame je sois en état de dire non. Les choses se sont aggravées le jour ou l'un de mes proches m'a demandé pourquoi je ne téléphonais plus à cet homme. Au lieu de me libérer d'une pression trop lourde, on m'a traité de menteur. Je me suis senti seul au monde. Alors, j'ai commencé à la fois une psychothérapie et à me renseigner pour intenter une action en justice. Un ami étudiant en droit m'a aidé à préparer cela, mais dans ce cas de figure, c'était perdu d'avance. Personne dans un tribunal honnête n'accorderait de valeur aux accusations d'un jeune pédé sortant tous les soirs ayant été hébergé lors de son arrivée à Paris dans une association d'aide aux prostituées contre un homme hétéro bourgeois et bien marié. J'ai fini par accepter ça la mort dans l'âme et progressivement à aller mieux. Mais il aura fallu du temps, et il demeurera toujours en moi cette sensation d'injustice et de frustration. C'est la raison pour laquelle, lorsque nous avons composé l'album de « Mauvais-Genre », il me semblait vital d'inclure une chanson sur le viol relatant le parcours du combattant que traversent les victimes. Écrire ce texte fût un bon exutoire, car il me permettait d'évacuer indirectement cette colère. Lors d'un concert, nous l'avons chanté : la salle s'est vidée d'un trait, non pas parce que la chanson était à chier, mais parce que ce thème est l'un des plus douloureux qui soit pour les filles qui composent plus de la moitié de notre public. Méconnue pour la plupart, j'ai pourtant décidé de la mettre en ligne aujourd'hui et de la dédier à toutes les victimes de viol passées, présentes, et malheureusement futures. Pour l'écouter, cliquez ici.


Titre du billet Viol : de la gravité d'une accusation
Posté le mardi 05/01/2010 à 13h20 RSS signifie Really Simple Syndication

Bien des années après ce qui m'est arrivé, il m'est toujours impossible de tenter quoi que ce soit, c'est la raison pour laquelle, je reste très prudent dans mes accusations car, ça restera pour toujours ma parole contre la sienne. Vu la pauvreté des preuves dont je dispose, ça pourrait se retourner contre moi, et mon bourreau pourrait me poursuivre pour diffamation, ce qui serait le comble ! Je n'aurais jamais abordé publiquement cette histoire si des faits récents ne m'y avaient contraints. Comme beaucoup de monde, j'utilise facebook pour rester en contact avec mes ami-e-s réél-le-s, mais aussi pour promouvoir mes créations et quelques évènements, ainsi que pour recevoir de la source les communiqués d'associations que je respecte. Samedi, sur les 3 profils que j'utilise, j'ai reçu une requête d'un dénommé « Sébastien Péru ». Jusque là, rien d'anormal, mais plus tard dans la soirée, il m'a posé des questions sur l'un de mes contacts président d'association en me demandant si je le connaissais personnellement. A peine avais-je fini d'écrire ma réponse sur la messagerie instantannée qu'il proférait des menaces violentes à l'encontre de cet homme sans développer davantage et en insistant sur le fait qu'il l'aurait violé. Ça m'a fait froid dans le dos. J'ai de l'empathie pour les victimes ou prétendues victimes, mais en quoi suis-je concerné ? J'ai repensé à ma propre histoire, douloureusement. Si viol il y a eu et que Sébastien Péru peut le prouver, c'est à la justice de faire son travail. Je n'ai pas à avoir une opinion à ce sujet. Dés lors, j'ai retiré ce « Sébastien Péru » de mes contacts ainsi que de ceux de mon mari. Plus tard, j'ai reçu un communiqué d'un membre de l'association incriminée. 233 personnes auraient été contactées de la même manière, et d'après ce même communiqué, le jeune homme souffrirait de troubles psychiatriques graves. Je ne suis ni juge, ni avocat, et encore moins l'une des parties. Tout ce dont je suis certain est que Sébastien Péru semble souffrir énormément (à tort ou à raison ?), mais surtout, que je n'avais pas besoin qu'on me renvoie ma propre histoire à la figure...


Titre du billet Le retour de "Dirty Sexy Money"
Posté le lundi 04/01/2010 à 16h58 RSS signifie Really Simple Syndication


Vous étiez fan de Dallas, Dynastie ou Côte Ouest dans les années 80. Vous trouvez que depuis, on n'a plus jamais revu de série où les riches sont tournés en dérision tout en vivant de folles intrigues. Et bien réjouissez vous ! Dirty Sexy Money apporte au petit écran ses scandales, ses trahisons et ses loves story avec un casting de premier choix. On y retrouve Peter Krause (six feet under) en avocat crédule et manipulable, Donald Sutterland en chef de Clan manipulateur, Lucie Liu (Ally Mc Beal) en conseillère politique corrompue, et entre autre le très célèbre William Baldwin en sénateur véreux. Jusque là, vous pourriez dire que les Darling ressemblent fort aux Ewing ou aux Carringhton. Détrompez vous ! Cette série à l'humour corrosif et ses personnages hauts en couleurs vous fera passer du bon temps. On note au passage une augmentation de la visibilité Trans (chose rare sur le paf) avec le personnage de Carmélita. Ah, les pauvres riches n'ont pas fini de nous amuser, et c'est tant mieux ! La saison 2 de Dirty Sexy Money sera diffusée à partir de jeudi 7 janvier à 20h50 sur Canal+. Je me suis régalé de la première saison en 10 épisode, j'attends avec impatience la suite. Pour ceux qui n'ont pas Canal, ne vous inquiétez pas, cette série sulfureuse et dynamique devrait être programmée sur TF1 dans les mois à venir !


Titre du billet Des Voeux d'Amour pour Tous
Posté le dimanche 03/01/2010 à 14h41 RSS signifie Really Simple Syndication



Titre du billet TV : "Sport et Homosexualité"
Posté le dimanche 03/01/2010 à 14h15 RSS signifie Really Simple Syndication

A ne pas manquer, lundi 4 janvier 2010 à 20h50 sur Canal+, le reportage "Sport et homosexualité" réalisé par Michel Royer.






Synopsis : L'homophobie ordinaire s'exprime fréquemment dans le milieu du sport et, même chez les amateurs, la plupart des homosexuels préfèrent cacher cet aspect de leur identité à leurs dirigeants, leurs équipiers et au public. Grâce aux témoignages des très rares sportifs qui acceptent de parler du sujet, ce documentaire décrit une situation de discrimination largement ignorée par l'opinion et peu considérée par les milieux sportifs. Il s'intéresse à l'action et à la philosophie des clubs dits «gays et lesbiens» qui, à l'instar du «Paris Foot Gay», luttent pour l'intégration des homosexuels par la pratique sportive. Il visite plusieurs d'entre eux, filme la Coupe du monde de football gay et présente les Gay Games, les Jeux olympiques gays.


Titre du billet Mobilisation de solidarité avec les gays d'Ouganda
Posté le dimanche 03/01/2010 à 13h30 RSS signifie Really Simple Syndication

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui ont fait vivre ce groupe à venir à ce rassemblement.
Nous invitons toutes les associations et organisations à rejoindre ce rassemblement (sans banderoles, ni pancartes, tracts, badges et auto-collants autorisés)

Le groupe Empêcher la criminalisation et la persécution des homosexuels Ougandais remercie très chaleureusement ACT UP Paris qui a bien voulu déposer la manifestation et accepter nos propositions sans condition.
(Le rassemblement à l'ambassade n'a pas été autorisé, nous avons opté pour un quartier central), il aura donc lieu le lundi 4 janvier à 18h30 devant la fontaine des innocents à Paris (métro Châtelet)

NOTRE APPEL:
Inspiré par les milieux ultra-conservateurs américains, le parlement Ougandais débat d'une proposition de loi visant à criminaliser l'homosexualité. A l'origine incluant la PEINE DE MORT POUR LES HOMOSEXUELS ET LES SEROPOSITIFS, sous une pression internationale grandissante, le texte s'oriente désormais vers des peines de prison ainsi que des "reconditionnements" de leur comportement. Des députés plus conservateurs veulent eux redurcir le texte.
Nous sommes mobilisés pour rompre le silence. Nous sommes mobilisés car nous sommes solidaires. Nous sommes mobilisés pour que nos gouvernements fassent pression pour que cette loi ne passe pas.
Ailleurs ou ici, nous dénonçons l'homophobie, qu'elle relègue les homosexuel(le)s au rang de citoyen(ne)s de seconde zone ou qu'elle les criminalise et les punisse de mort.

Source : http://www.facebook.com/home.php?#/event.php?eid=269281183635



Titre du billet "De Il à Il" - Une chanson généreuse
Posté le samedi 02/01/2010 à 16h24 RSS signifie Really Simple Syndication


Mon souhait altruiste le plus cher de ce début d'année 2010 serait de voir l'homophobie vaincue et condamnée réellement comme il se doit. C'est peut-être en demander beaucoup, mais sans espoir, nul ne peut avancer. De même, un jeune subissant ce genre de discrimination et d'exclusion dans certains cas est fragilisé et n'entre pas dans la vie d'adulte avec les mêmes chances que les autres adolescents ou post-adolescents. J'ai toujours été sensible au sujet du rejet des jeunes LGBT par leurs familles car je l'ai moi aussi vécu. Durant cette période, rien n'est simple. Il faut se battre pour survivre, se nourrir, trouver un toit, en paliant à la méséstime de soi qu'on nous aura inconsciemment inculqué.


Quand on est exclu en raison de son orientation sexuelle ou de son orientation de genre, on le vit très mal. On recherche du réconfort par tous les moyens, et il peut arriver, lorsqu'on est très fragile de confondre « Sexe » et « Amour ». Dans les grandes villes où les jeunes LGBT abandonnés galèrent, aucun piège ne leur est épargné. Certains Sugar Daddy prétendent jouer les bons samaritains en hébergeant contre un droit de cuissage de jeunes paumés, ce que j'apparente à du proxénétisme hôtelier. Certains jeunes se lancent dans la prostitution non-choisie, sombrent dans l'alcool et les drogues... Il faut éviter cela, or, peu de structures à l'heure actuelle ne sont adaptées aux besoins de ces jeunes LGBT. Exception faite d'une organisation très honorable : « Le Refuge » de Nicolas Noguier. J'admire l'engagement de cet homme dont j'ai reçu, il y a quelques mois de cela, un communiqué de presse annonçant le recrutement de bénévoles sérieux afin d'aider les jeunes à s'en sortir. Il est plus qu'évident que le bien-être des usagés de son association est sa grande priorité, en recrutant des gens biens dans leur peau, forts d'une expérience significative d'écoute et de compréhension de ce que vivent ou ressentent les jeunes exclus du cercle famillial.


Titre du billet "De Il à Il" - Une chanson généreuse (suite)
Posté le samedi 02/01/2010 à 16h21 RSS signifie Really Simple Syndication

Afin de faire évoluer les mentalités et de soutenir l'association « Le Refuge », des artistes généreux ont créé une belle chanson : « De Il à Il ». Au travers d'un texte remarquablement bien écrit, entre poésie et cri du coeur, les vers prônent le droit à la différence en toute indifférence. L'essentiel est d'aimer pour être heureux, peu importe le sexe de la personne. Je salue admirablement le travail de chacun des artistes. A la composition, on retrouve la chanteuse Ganaël, aidée d'Arnaud Rosenbalt (que l'on connait aussi pour « Histoire Naturelle » interprétée par Nolwenn Leroy), à la guitare Maouchi Fodil (qui a longtemps collaboré avec Etienne Daho). Ce merveilleux texte est interpété par Ganaël et Frédéric Ange (je vous avais fait part l'an dernier de son premier single « Intersexe »), leur voix douces s'accordent à merveille sur cette chanson.


Je vous invite à vous lover tranquillement dans votre fauteuil pour écouter avec attention et tendresse ce morceau, puis de le faire découvrir à un maximum de personnes. Certes, mon lectorat est en général plus habitué à des sons électroniques, mais cette ballade, véritable ode à l'amour et à la tolérance se doit d'être connue et reconnue du plus grand nombre. En ces temps de crise, la solidarité est l'affaire de tous, c'est la raison pour laquelle les facebookiens peuvent adhérer au groupe facebook. Plus vous serez nombreuses et nombreux à adhérer et à propager cette chanson, plus elle aura de chance de sortir en single, dont le profit sera versé à l'association « Le Refuge ». Vous permettrez en cela, à la fois d'aider les jeunes LGBT exclus et discriminés d'intégrer des structures d'acceuil adaptées, mais aussi, de faire reculer l'homophobie ! Sur ce, je vous souhaite une bonne écoute.






Titre du billet Ein Gutes Neues Jahr 2010
Posté le vendredi 01/01/2010 à 16h16 RSS signifie Really Simple Syndication





 


L'année commence fort !




Plutôt que de formuler des voeux classiques, j'ai l'honneur de vous présenter la Famille Von Meek-Hauze au sein de laquelle j'incarne la Baronne Monika Sidonia Trinchen, ancienne espionne de la Stasi sous couvert d'un statut de Chanteuse Populaire en RDA !




Monika et ses deux cousins, Günter-Heinrich-Bitus et Lugwig-Severus-Debold oeuvreront cette année au divertissement scénique et vidéo ! Vous pourrez, à partir du 4 janvier suivre en direct leur actualité sur leur page fan facebook.




Ein Gutes Neues Jahr 2010, pleine de joies, de plaisirs et de divertissements !!!!


(crédit Photo : Efene Studio - http://www.efene.com; vidéo : Efene & Thomas Le Bihan)


Titre du billet Happy End en 2009
Posté le jeudi 31/12/2009 à 15h14 RSS signifie Really Simple Syndication

Ils voulaient "Changer le Monde", et bien c'est réussi !!! Toujours au dessus des lois, l'UMP c'est cette fois-ci fait rattraper !!! (voir l'article ci dessous, source : lemonde.fr). Ce serait formidable qu'on nous propose en tant qu'artistes de véritables protections juridiques et non pas de l'esbrouffe comme avec Hadopi où c'étaient encore les pauvres qu'on condamnait. Cette nouvelle me réjouit. Ce soir, c'est champagne car le monde est en train de changer !!!!

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Le fameux lipdub des jeunes militants UMP leur coûtera plus cher que prévu. Mi-décembre, BFM-TV avait révélé que les jeunes UMP ne disposait pas de tous les droits nécessaires à l'utilisation de la chanson "Changer le monde" pour leur clip promotionnel. Jeudi 31 décembre, Rue89 révèle que les avocats des deux parties sont en passe de s'accorder à l'amiable. L'UMP risque de payer cher son excentricité musicale.

Très tôt après la sortie de la vidéo la question des droits de la chanson s'est posée. Les Jeunes populaires avaient bien reçu l'autorisation d'utiliser ce titre par son auteur et son compositeur, Luc Plamondon et Christian Saint-Roch, mais pas de la part de son interprète, Marie-Mai et de son producteur, Musicor. Ces deux derniers avaient même refusé que la chanson serve de fond sonore aux chorégraphies inspirées des politiques.

"L'UMP va donc payer les droits, comme elle aurait dû. Et même un peu plus encore, ce qui est normal, c'est la sanction", explique Me Philippe Blanchetier à Rue89. Restent quelques détails à régler, explique le site d'information. Comme la personne ou l'organisation à qui seront versés les droits. L'artiste Marie-Mai souhaite qu'ils aillent à une association caritative de son choix. L'UMP refuse, préférant remettre la somme à la Sacem.

La question de la somme totale n'est pas encore finalisée non plus. Et en la matière, il existe un précédent à l'UMP qui avait déjà dû verser des droits après l'utilisation frauduleuse d'une chanson du groupe américain MGMT lors de meetings. La compensation, dont le montant  ne sera connu qu'une fois l'accord signé, devrait être "plus élevé", admet Me Philippe Bachelier, soit plus de 32 500 euros.


Titre du billet Cindy
Posté le mercredi 30/12/2009 à 14h11 RSS signifie Really Simple Syndication



Voici le clip du morceau "Cindy" de Clem B et Tommy Marcus sur le label "Resolutions Records". Clip réalisé par SFX.

Plus d'infos :
http://www.siggjones.com
http://www.myspace.com/resolutionrecords
Titre du billet Germinal et les perpétuels consanguins
Posté le mercredi 30/12/2009 à 13h48 RSS signifie Really Simple Syndication

Lundi, j'ai été interviewé par Kaldera dans le cadre du documentaire qu'elle prépare sur le thème de l'amour. Plus efficace qu'une séance de psychanalyse, cela m'a amené loin dans le passé. Sans nostalgie, je suis revenu sur mes premiers amours, mais aussi sur l'homophobie que j'ai vécu en haute marne.

Étrange, mais plus tard dans la nuit, je me suis posé des questions sur mes anciens camarades et sur les villages dans lesquels mes parents ont vécu. La première des choses que j'ai découvert est qu'au niveau politique, rien n'a changé. L'une des commune (la plus petite) est toujours administrée par la toute petite bourgeoisie rurale. Certes, de nouvelles têtes sont apparues au conseil municipal, mais ce sont toujours les petits artisans prétentieux qui tiennent les rennes de la mairie.

Le hasard m'a amené à taper le nom du village sur google et cette fois ci à rechercher des vidéos. La jeunesse (les 13-18 ans) ont les mêmes seuls loisirs que nous avions à l'époque : le caps ! Ce jeu consiste à se regrouper autour d'un pack de bières, d'ouvrir chacun une canette et de déposer la capsule retournée sur sa bouteille. A chacun son tour, les joueurs doivent désinguer les capsules des autres. S'ils y parviennent, celui dont la capsule aura été retourné doit boire cul-sec sa cannette. Dans ces petits village, la jeunesse n'a guère d'autre loisir que de se former à l'alcoolisme. Ça m'a fait étrange de reconnaître ou de découvrir le visage post-adolescent de bambins dont j'avais vu les premiers pas.

Je me suis ensuite posé des questions sur l'autre village dans lequel j'ai vécu, et le hasard a fait que je suis tombé presque directement sur le nom de mon premier amour. La curiosité étant très forte, j'ai fini par retrouver sa trace sur facebook, et sans faire de requête, j'ai pu découvrir ce qu'était devenue sa vie. Ça m'a fait tout drôle, du coup, j'ai poussé encore plus loin mes recherches avec les noms de la plupart de mes anciens camarades. Si certains ont su gérer leur profil de manière à ce qu'aucune information ne transparaisse, d'autres au contraire m'ont permis de rattraper 20 ans de potins. Certains garçons travaillent finalement dans les mêmes usines que leur pères, l'un d'entre eux s'est marié avec l'unique fille de son village, je ne sais pas si c'est par amour ou pour agrandir l'exploitation agricole familiale...

Profils après profils, j'ai réalisé que finalement rien n'avait changé là-bas. On s'y marie toujours les uns avec les autres, on va bosser au même endroit que ces parents, le niveau d'étude n'est pas élevé, et en recherchant la couleur politique, il ne m'a pas fallu longtemps pour m'apercevoir que racisme, sexisme et homophobie avaient perduré durant les dernières années. Si certes, la plupart ont aujourd'hui des profils facebook et sont à leurs tours des parents, on retrouve toujours les mêmes clans inintéressants.

J'ai éteins mon PC, allumé une cigarette et je me suis réjouis de plusieurs choses : la première d'avoir quitter cette région où je n'étais pas très heureux et où j'ai subi la violence de la misère de mentalités rétrogrades. La seconde d'utiliser un pseudonyme, car même si je me dévoile beaucoup au travers de mon blog ou de mes textes, je n'ai pas envie de renouer le contact avec eux. Ça ne m'apporterait rien ! Puis je me suis posé une question. Quelle serait leur réaction si mon mari et moi vendions notre appartement parisien pour aller nous installer là-bàs ? De toute évidence, au vu du prix de l'immobilier, nous pourrions nous approprier au minimum la moitié d'un village ! Au vu de la couleur politique de ces communes, on nous respecterait non pas en temps que personne, mais plutôt parce que nous appartiendrions à la petite bourgeoisie. Or, ceci ne serait qu'une illusion. Dans notre dos, on nous cracherait dessus, on nous insulterait de sales pédés. Non, rien n'a changé là-bas. Une des rares amie avec qui je suis resté en contact me l'avait confirmé il y a quelque mois. Finalement, pour s'en sortir et avoir un avenir en osmose avec le 21ème siècle, la seule solution était de partir. Si un jour, nous menons à terme notre projet de nous installer dans une petite commune des environs de Montpellier, j'espère ne pas tomber sur ce type de mentalité.


Titre du billet Couples binationaux : le racisme continue
Posté le mardi 29/12/2009 à 13h17 RSS signifie Really Simple Syndication











 







Toulouse : un homosexuel originaire du Moyen-Orient et pacsé à un Français privé de titre de séjour

Un homosexuel de 26 ans, originaire d'un pays du Moyen-Orient où l'homosexualité est réprimée, pacsé avec son compagnon français depuis un an, se voit refuser sa carte de séjour sans raison valable.











Après une formation universitaire dans son pays d'origine, Aabed est entré en France en septembre 2006 pour y intégrer une prestigieuse école dans laquelle il a obtenu un master en "ingénierie de l'aéronautique" en avril 2007.

En avril de la même année, il rencontré son compagnon, de nationalité française, avec lequel il vit depuis septembre 2007 et est pacsé depuis le 5 décembre 2008.

Décidé de vivre à ses côtés, "par amour pour lui et par amour pour la France" et alors que son pays d'origine "ne lui permet pas de vivre sa vie", Aabed a demandé, le 25 juin dernier, à bénéficier d'un titre de séjour, auquel les textes en vigueur prévoit qu'il a droit.

Bien que n'ayant pas encore reçu de réponse officielle écrite, Aabed s'est vu répondre par le fonctionnaire de la préfecture de Haute-Garonne où il réside que son dossier serait refusé au motif d'une "communauté de vie insuffisante car ' inférieure à 3 ans'".

"Notre dossier a été déposé voilà presque 6 mois, souligne Aabded. Des élus nous ont soutenu par le biais de sollicitations écrites voilà 2 mois, mais la préfecture reste silencieuse et nous laisse dans une attente insoutenable, bloquant tous nos projets à court et moyen terme, suspendant dans le doute notre vie de couple alors qu'ailleurs, la carte nous aurait été déjà délivrée".

Une pétition en ligne a été mise en place pour soutenir la demande d'Aabed (
mesopinions.com/Comite-de-soutien-a-Aabed-petition-petitions-f7bbc6ac639a3c255b1ea5973a5a8c9c.html).



Source : e-llico.


Titre du billet Noces Arc en Ciel à Ushuia
Posté le mardi 29/12/2009 à 12h55 RSS signifie Really Simple Syndication

Deux homosexuels se sont mariés lundi à Ushuaïa, à 3 500 km au sud de Buenos Aires, le premier mariage gay d'Argentine et d'Amérique latine, ont annoncé les mariés et le président de l'Institut national contre la Discrimination, Claudio Morgado.


"Aujourd'hui nous nous sommes mariés à Ushuaïa", a dit par téléphone à la chaîne de télévision Todo Noticias de Buenos Aires Alex Freyre, qui s'est uni à Jose Maria Di Bello.


Le président de l'Institut national argentin contre la Discrimination, M. Morgado, témoin des mariés, a qualifié le mariage d'"événement historique", a rapporté l'agence de presse officielle Telam.


MM. Freyre (39 ans) et Di Bello (41 ans) avaient déjà essayé de se marier le 1er décembre dernier, après y avoir été autorisés par une juge. Mais une décision judiciaire contradictoire avait empêché l'union au dernier moment.


Dans un premier temps, le registre de l'état civil d'Ushuaïa avait refusé que les deux hommes se marient, mais ensuite la gouverneure de la province, Fabiana Rios, les a autorisé à célébrer la cérémonie.


"Nous savions que la gouverneure était une personne qui sympathisait avec cette cause", a dit M. Di Bello qui a assuré que "c'est un pas en avant vers l'égalité juridique de tous et toutes".


Source : http://www.rtbf.be/info/


Titre du billet Séries TV : un nouveau personnage gay
Posté le lundi 28/12/2009 à 15h45 RSS signifie Really Simple Syndication




Si d'une manière générale, la télévision pond des merdes de manière industrielle pour occuper la ménagère en quête de sensations et de scandales, on note tout de même depuis une dizaine d'année une augmentation de la visibilité gay dans les séries et les soaps. Je ne mets pas toutes les séries dans le même panier puisque je suis un inconditionnel fan de certaines d'entre elles. Or, au gré du hasard en surfant sur le web, j'ai découvert que le soap le plus ancien et le plus réac de l'histoire de la télévision mondiale avait elle aussi enfin son personnage gay ! Il s'agit des « Feux de l'amour ». Non, vous ne rêvez pas ! J'ai été moi aussi surpris et j'ai vérifié l'information sur une multitude de sites. Depuis mai 2009, un nouveau personnage est apparru : l'avocat Rafe, interprété par Yani Gellman, ce qui a succité le départ de l'acteur homophobe Chris Engen. Etant donné qu'il y a quatre ans de retard entre la réalisation des épisodes aux studios CBS et la diffusion sur TF1, les ménagères françaises ont encore le temps de savourer les scandales à l'ancienne de ce soap avant d'être outrés !

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