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BEN A LA RECHERCHE DU VRAI...

LA VIE EST POURTANT SI BELLE QUAND ON Y PENSE.. NON? MAIS QU'EST CE QUE LE BEAU?

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Bentheben: ma ptite vie en quelque sorte

Le beau ne passe forcement pas la vision sexuelle que certains sites veulent bien lui donner.
Ces photos sont là pour le prouver: le beau existe si on se donne la peine de s'y attarder.
Des photos, un texte, un Homme: voilà ce qui fait vivre BENTHEBEN .

Le blog est décomposé en unités d'énonciation datées, appelés billets ou articles / The blog is broken up into dated units of stating, called tickets or articles Mes Billets/Articles


Titre du billet FRED N°11/...
Posté le samedi 09/12/2006 à 13h23 RSS signifie Really Simple Syndication

« Allo ? »


« Oui c’est moi ! Qu’est ce qui t’arrive ? »


« Bah quoi ? Rien, je fais mes courses ! D’ailleurs il y a du café en promotion et vu que je sais que tu en consommes beaucoup, beaucoup trop même mais bon ça c’est pas mes affaires, tu sais que c’est pas bon pour ta santé… Bon tu veux que je t’en prennes ? »


« Attends je dois te poser une question importante »


« A tiens ! Regardes : ils font les mêmes dosettes mais en décaféinées ! Tu devrais en prendre ! Allez j’en prends un paquet, tu essayeras et tu me diras hein… »


« Mais tu arrêtes ouai ! J’irai faire mes courses ce soir. Papa a appelé au bureau ce matin. Qu’est ce qui se passe ? »


« Toi ? Toi faire tes courses ? Pour manger encore n’importe quoi ? Non non ne t’inquiètes pas je vais te prendre de quoi manger et tu me rembourseras… »


« Mais tu vas répondre oui ? Pourquoi m’a-t-il appelé ? »


« Bon j’arrive au rayon surgelés et tu sais que ça capte pas là. A chaque fois ça coupe. On se rappelle plus tard d’accord ? »


Juste après un dernier « Cette semaine dans votre magasin Rond point : promotion sur les sardines mesdames ! Profitez en ! ». La conversation s’interrompait. Mais que se passait il ? Devais je l’appeler ? Le café du boulot… Oui ! Vite un café ! Obnubilé par l’appel de mon père, j’en avais presque oublié les autres appels dont celui de mon Boss. 10h00 : mail de ce dernier pour m’avertir d’un entretien important entre lui, les délégués du personnels et ma personne. Rendez-vous à 14h00 cet après-midi. Il ne manquait plus que ça tiens. Ca sentait bon l’avertissement ou un petit licenciement tout cela. Il me restait donc quatre heures pour prendre mon courage à bras le corps pour l’appeler. Avant d’effectuer ce que je pourrais appeler un acte surhumain de ma part, je consultais mes autres messages. Apparemment, une personne avait essayé de me joindre trois fois de suit entre 08h00 et 09h00 alors que tous mes collaborateurs savaient pertinemment que je ne commençais jamais avant 09h00. Etrange… Aucun message verbal, aucune coordonnée, même pas un nom… Ce qui me paraissait surtout très bizarre, c’était l’heure du dernier appel : 08h37, l’heure du réveil au lendemain de ma rencontre avec Fred ! De plus, ce dernier appel intervenait juste une minute avant l’appel de mon père. Les deux collègues qui partageaient le même bureau que moi étaient absents aujourd’hui. Un RTT pris à la va vite pour l’un et une pseudo gastro pour l’autre. Je devais donc affronté seul l’ogre du bureau d’en face : comme si ils avaient senti le coup d’avance ces lacheurs. M. M ! Comment le décrire ? Avez-vous déjà lu l’histoire de Georges Orwell « 1984 » ? Big Brother était dans nos bureaux. Espionnant nos moindre faits et gestes, il était à l’affût de la moindre erreur comme si ce dernier pouvait entendre tout ce qui se disait sur lui. Claire, alias « Miss Gastro » en était même à sa quatrième dépression nerveuse depuis son arrivée il y deux ans. Des yeux sombres, une moustache non entretenue et une calvitie bien avancée M .M avait une voix transformée par des années passées à fumer ses gros « havanes » qui empestaient le septième étage. Des envies de meurtre ? Des envies de tout plaquer pour un autre boulot ? Oh si ! Mais qui n’en a jamais eu l’égard de son patron n’est-ce pas ?



Titre du billet FRED N°10/...
Posté le vendredi 08/12/2006 à 15h43 RSS signifie Really Simple Syndication

09h00 : Le « bonjour » habituel de Jacqueline, accueillante fort charmante malgré ses cernes bien creusées par l’abus de substances illicites, s’était transformé aujourd’hui en un « Ohhhh euhh bonjour Ben : euhh ça va ? ». Bon oui, je savais que la petite crème du matin ne ferait pas de miracle mais à ce point là ! « Bonjour Jacqueline, bah oui ça va pourquoi ? T’en fais une tête ! » « Non non excuses moi, je sais pas, euhh tu as l’air très fatigué ce matin… » « Comme tous les lundis matin : comme toi j’imagine, je suis venu avec un surplus d’enthousiasme !! Mais t’as trop fumé hier ou quoi ? J’ai vraiment l’impression d’avoir subit une intervention chirurgicale sans le savoir cette nuit. Tout le monde me regarde bizarrement alors que je n’ai rien de spécial. » « Bah c’est que… » rétorquait ma junky préférée. « Tu as des messages sur ton bureau : deux du boss qui apparemment voudrait te voir, un de ton père, et trois d’une personne que je ne connais pas mas il n’a pas voulu me donner son nom ni ses coordonnées. » « Mon père ? » « Bah oui c’est comme ça qu’il s’est présenté en tout cas » « Qu’a-t-il dit ? Il avait l’air comment au téléphone ? Il t’a posé des questions sur moi ?... » « Ehhh oh !Tu vas te calmer oui ? J’en sais rien moi tu sais : j’ai pris le message c’est tout. Il faut pas trop m’en demander non plus ! » Mon père ! En sept ans dans cette entreprise, c’était bien la première fois que mon père appelait. D’ailleurs cela devait bien faire sept ans que je n’avais pas eus de nouvelles directes de lui. Etait il arrivé quelque chose à ma mère ? Après avoir balancé les dossiers récupérés à l’accueil, je saisis le téléphone pour l’appeler directement histoire de savoir.

Titre du billet FRED N°10/...
Posté le jeudi 07/12/2006 à 11h33 RSS signifie Really Simple Syndication

Lundi matin, 07h30 : ciel gris, mal au ventre incroyable, je me réveillais avant même que la chaîne ne se mette en route. Il était l’heure d’aller bosser, l’heure d’aller me foutre de nouveau le cul sur un fauteuil à trier des dossiers. Quel bonheur ! Après un café on ne peut plus mauvais et une douche hâtive vu le retard que j’avais pris à émerger, c’est les yeux encore bien gonflés malgré la bonne vieille technique de la petite crème « sur-lendemain de fête », que j’ouvris la porte de chez moi pour prendre la direction de la bouche de métro.


08h37 : le métro arrivait enfin, blindé comme à son habitude. Toujours le même mélange d’odeurs diverses et variées : un bon mélange entre le parfum de roses de ces bonnes vieilles secrétaires cinquantenaires et la sueur des jeunes fétards sortant tout juste de boites ou d’after. Devant effectuer la quasi-totalité de la ligne 6 pour me rendre au bureau, j’avais pour habitude de regarder la tête des gens m’accompagnant dans la rame. Bien plus qu’une simple activité me permettant de patienter, cela me permettait de me rassurer : je n’étais pas le seul à être écoeurer de devoir prendre les transports à une telle heure !! Généralement, les voyageurs avaient toujours la même habitude : ils étaient soit plongés dans leur « canard », soit encore à moitié en train de dormir, soit comme moi à attendre un croisement de regard. Aujourd’hui, chose curieuse, j’avais l’impression d’être le point convergeant de tous ces regards justement. Non pas des regards persistants mais plutôt des missiles envoyés juste quelques secondes de la part de chacun. Avais-je oublié de me coiffer ? Que m’arrivait il encore aujourd’hui ? Compressé dans ce wagon, j’avais l’impression d’être dans un boite de sardines où chacune des autres bestioles savaient par avance que j’allais être le premier à être dégusté lors du repas de chantier pour lequel j’avais été acheté. Quelle triste fin non ? Les gens semblaient avoir pitié de moi en fait.


08h50 : j’arrivais enfin à la station Avenir. Terminus de ce trajet on ne peut plus étrange. Quelques dizaines de mètres à effectuer et j’étais arrivé devant le grand portail de l’entreprise qui me payait à ne pas faire grand chose en fait.



Titre du billet FRED N°9/...
Posté le mercredi 06/12/2006 à 11h49 RSS signifie Really Simple Syndication

08h37 : Dix huit heures de sommeil et presque dix sept heures sans penser à Fred. Dix sept heures car du peu que je me souvienne du contenu de cette nuit, la présence de ce dernier m’avait hanté durant toute la phase du pré-sommeil.


09h37 : Le soleil absent la veille perçait à présent les persiennes. Premier reflex matinal : allumer rapidement la chaîne hi-fi afin de me réveiller de façon énergique. Pour cela, j’avais pour habitude de me « brancher » sur une station dite « rock » car pour me bouger le cul il n’y avait guère mieux.


Après le début d’un bon vieux classique des Red hot Chilli Peppers, une autre chanson prit le relais sans même qu’aucune manipulation de ma part se produise. Fait étrange, la station avait tout simplement changée d’ondes.


« Un jour ou l'autre après bien des années, on revient sur ses traces. Rechercher un passé qui s'efface. Un jour ou l'autre on marche sur les lieux qui nous on connus gosses avant d'aller rouler sa bosse. Une maison, un square, un coin de rue, un marchand de bonbons nous laissent tous émus, nous bouleversent. Un souvenir que l'on croyait perdu fait jaillir un sourire, une joie inconnue qui transperce. Un jour ou l'autre on constate surpris que tout est illusoire et qu'ainsi ce n'est qu'en la mémoire que tout meurt ou tout vit. Un jour ou l'autre on veut faire à l'envers ce qui fut notre course, mais on perd à remonter aux sources. Un jour ou l'autre, plus à tort qu'à raison, on cherche des images, l'émotion vous gâche le voyage. Des commerces, un marché en plein air, et du linge claquant comme voiles en mer aux fenêtres. Des cris d'enfants, une école primaire Et les yeux de maman qui se plantent en ma chair et mon être. Un jour ou l'autre on sent qu'à tout jamais, Il vaut mieux que l'on renonce aux bleuets qui sont parmi les ronces au jardin des regrets. »


Comme hypnotisé par ces paroles d’Aznavour, qui pourtant ne fait pas partie de ma cdthèque, une impression étrange m’envahie : Fred était il encore présent ? Pas le temps d’y penser que le fameux « Blood sugar sex magic » du groupe américain reprenait comme si rien ne s’était passé. Coïncidence ? Je vous laisse en juger vu les paroles de cette chanson. Après avoir fait couler mon premier café du matin, c’est vers l’ordinateur que je me dirigeais tout naturellement. Deux boutons à allumer et voilà que je partais de nouveau dans une autre dimension : celle qui me faisait tant espérer.


10h37 : mon premier message !! Et encore un message de quelqu’un qui ne présentait pas de photo !! La journée débutait donc très mal !! « Salut ». Un simple « salut » de quelqu’un qui évidemment n’avait même pas de profil : pas de nom, pas de ville de résidence, pas d’âge… Rien !! Comme à mon habitude, le garçon poli que je suis, je pris quand même le temps de répondre : « salut ». A l’ordinaire, la réponse attendue serait du genre « Ca va ? » ou « Tu cherches » ou « T’es mignon ». et bien là non, ce fut tout autre chose : « Prendre une décision, c'est transformer le doute en incertitude ». Intrigué mais stressé en même temps : paniqué d’avoir à faire à un timbré ou tout simplement à quelqu’un qui ne me voulait pas que du bien, je répondis : « Fred ? C’est qui ? » J’ai bien du attendre deux bonnes heures en me reconnectant constamment par peur de ne plus apparaître en ligne sur le site. Pas de réponse. Le doute devenait de plus en plus pesant au point finalement de déconnecter afin de me prendre une douche froide histoire de me remettre les idées en place. Peut être répondrait il demain…



Titre du billet FRED N°8/...
Posté le mardi 05/12/2006 à 12h06 RSS signifie Really Simple Syndication

« Te rappelles tu de ce que tu avais écrit une fois Ben ? Moi oui : comme si c’était hier ;


« Je me souviens de cette route interminable De ce chemin qui me menait tout droit au pas de ta porte. A chaque minute, l’anxiété grandissait : une sensation inimitable, Une raison de vivre et d’y croire : presque de l’amour en quelque sorte. Enfin cette porte qui s’ouvre, des yeux qui scintillent. Sans un baiser, tout est dit : nous laissons nos regards parler pour nous. Pas besoin de grands discours, mon cœur secrètement vacille. Ecrire sur toi aujourd’hui est bien plus fort qu’un simple besoin d’offrir Une partie de moi : c’est une libération, un nouveau souffle, un recommencement Mais les maux d’hier sont loin pour toi et tu préfères désormais en rire Rire sans fin de ces moments qui pour moi sont encore pourtant bien présents. Difficile de m’avouer que tu n’es plus là et qu’un autre vît ces mêmes instants Car pour moi il est impossible d’oublier cette histoire que personne ne pourra salir. Ce partage, cette écoute qui résonne encore en moi comme un calmant : Ce temps d’Antan qui m’a permis de voir devant et de ne plus fuir. Tu connais tout de moi, tu sais tout de lui mais je ne sais pas encore pourquoi : Je n’arrive pas à être jaloux de te savoir blotti et protégé dans ses bras. Tu étais le regard que j’attendais depuis si longtemps : celui qui me mettait en émoi : Celui qui me fait garder espoir jour après jour et qui me fait dire qu’il était encore là. L’espoir que je porte en toi ce soir au moment où je t’écris ces mots, cette partie de moi Se résume au fait que tu gardes une petite place pour notre histoire. Malgré ses hauts et ses bas, elle était vraie et j’espère qu’il vivra la même chose avec toi : Cet homme qui empruntera à ma place cette route interminable, Ce chemin qui menait tout droit au pas de ta porte, Qu’il vivra à chaque instant cette anxiété, cette sensation inimitable Sa raison de vivre et d’y croire : presque de l’amour en quelque sorte » Fred était tout simplement en train de me narrer un poème que j’avais écrit il y a de cela maintenant deux ans pour l’un des hommes qui avait compté le plus au monde pour moi. Aucune faute, tous les mots y étaient… « Ces idées noires t’ont toujours poursuivies et sont encore bien présentes aujourd’hui. Cet homme t’a certes fait du mal en esquivant tout l’amour que tu avais à lui offrir mais bien au-delà de cela, c’est la solitude qui t’avait poussé à ressentir cette souffrance. C’est cette même solitude qui te pousse à vouloir te vendre cybernetiquement… » Comme pris d’angoisse, je décidais de me lever et partir en courant… Mais où ? Où aller ? Cette « rue du chat noir » me paraissait si longue : interminable. D’une allure cadencée, je continuais à avancer malgré tout, comptant chacune de mes foulées, je me retournais régulièrement pour voir si Fred était encore derrière moi. Son corps courbé, assis par terre au pied du lampadaire qui nous avait tant bien que mal éclairé durant ces quelques heures était toujours là. Tel un écho résonnant au creux de la falaise d’Etretat, j’entendais ses paroles : « Tu as beau vouloir partir Ben, nous nous reverrons bien plus rapidement que tu n’ose l’imaginer » Au trente septième pas en avant, je jetais un dernier regard en arrière : Fred avait enfin disparu. Il avait disparu non pas de mon champ de vision mais bel et bien disparu de ce croisement. Après avoir stoppé mon élan, je repris mon souffle en m’agenouillant un instant. Il était 12h37. En me relavant je pu découvrir un ciel bleu vide tout nuage, des oiseaux de partout et surtout le bruit hurlant des klaxons des voitures que j’empêchais involontairement d’avancer sur l’ « avenue aux chats ». Une migraine horrible m’envahissait. Des courbatures plein des jambes comme si j’avais couru le dernier marathon de Paris me faisaient plier sur place et c’est avec les yeux gonflés par les larmes déversées pendant cet entretien que je pris la direction de mon appartement afin de dormir.



Titre du billet FRED N°7/...
Posté le lundi 04/12/2006 à 11h25 RSS signifie Really Simple Syndication

Un regard!! Aurait on oublié que l'une des premières parties du corps masculin visible lors d'une première rencontre (qu'elle soit virtuelle ou réelle) reste le visage? Qu'est ce qu'un regard? Pour certains ce ne sera que deux yeux verts, bleus, marrons ou noirs, surplombés de sourcils et c'est tout… Pour moi un regard est avant tout le reflet de la personnalité intérieure d'un être. Mais pourquoi est ce que je fais une telle fixation sur les yeux? Tout simplement parce que même si nous sommes tous différents les uns des autres, le regard, les yeux, ces traits de visage ont tous des significations différentes, plus complexes, plus intrigantes, plus attrayantes qu'un corps sculpté dans le même moule… « Montre moi tes yeux Fred s’il te plaît… ». « Non Ben, nous avons le temps. Regardes, le temps s’est arrêté pour nous : il est déjà 10h00 et il fait encore nuit. » Cette fois ci il n’y avait plus aucun doute ! J’étais bien en train de rêver ou quelque chose de surnaturel se passait. Effectivement à ma montre il était déjà 10h00 et toujours personne aux alentours, toujours cette nuit sombre et paisible sans un bruit ni passants

Titre du billet FRED N°6/...
Posté le dimanche 03/12/2006 à 12h56 RSS signifie Really Simple Syndication

Pour une fois, quelqu’un semblait me comprendre finalement mais jusqu’à quel point ? D’une apparence plutôt froide, je me suis souvent aperçu que les gens se faisaient une fausse image de ma personne. Peu souriant, une allure d’ours mal léché, peu enclin à fréquenter les endroits où l’amusement et le bien être exultent, j’étais un peu marginalisé dans ce monde qui pourtant s’offrait à moi. En y réfléchissant bien, j’étais comme Fred ou tout du moins comme l’être morose et triste que j’avais en face de moi depuis quelques heures maintenant. « T’es tu rendu compte aujourd’hui à quel point internet était finalement qu’une ouverture sur l’enfermement Ben ? » « Internet ? Je ne suis pas si souvent sur internet que ça Fred » rétorquais-je timidement en baissant les yeux. « Tu pensais pouvoir t’affirmer, te découvrir et ouvrir les yeux en côtoyant des personnes qui ne pouvaient comprendre ton mal-être… Le sais tu ça ? Les images que tu montrais, les profils que tu remplissais sans conviction, les discussions vides d’intérêt que tu entretenais malgré le fait que tu savais que cela ne t’apporterait rien… Tout ce temps passé derrière ton écran, une musique toujours aussi triste inondant tes oreilles, tu as rêvé mais rêvé à quoi ? A qui ? » En faisant le bilan de ces dix dernières années passées, il est vrai que ce support technique qu’est internet est devenu une véritable drogue. Complètement devenu dépendant de ces forums, dial et je ne sais encore autres sites, j’ai souvent fermé les yeux sur le fait qu’effectivement je passais à côté des choses tellement simples de la vie. Mais que pouvais-je y faire ? Une simple réponse au fameux « Salut » balancé par dépit à une personne seulement représentée par une splendide photographie formatée me rendait dingue ! Ce regard… Oui ce regard ! Toutes ces photos accessibles contre un simple abonnement à quinze euros les six mois, me permettaient de pouvoir encore avoir l’espoir de trouver celui que je cherchais depuis si longtemps. Mais qui pouvait comprendre cela ? J’ai pourtant essayé à de multiples reprises d’exprimer ce besoin. Entre le « rêveur », le « complètement dingue » et le « ton correspondant te remercie pour ton message mais ne souhaite pas donner suite à votre conversation », j’en ai cumulé des réponses à ma requête…
Titre du billet MUSE
Posté le samedi 02/12/2006 à 11h32 RSS signifie Really Simple Syndication

QUI M'OFFRE UNE PLACE POUR LES VOIR EN CONCERT?? MON REVE....



Titre du billet FRED N°5/....
Posté le samedi 02/12/2006 à 11h17 RSS signifie Really Simple Syndication

Ma vie avait toujours été on ne plus plu banale jusqu’à ce jour pourtant. Issu d’une famille certes modeste mais sans trop de difficultés. Un père souvent absent sentimentalement parlant mais toujours présent pour vous rappeler que pour réussir dans la vie il faut être prêt à tout : même à écraser votre prochain. Une mère qui essaye tant bien que mal de compenser ce manque affectif paternel tout en oubliant de prendre garde de ne pas vous étouffer. Une sœur, plus grande, à qui tout a réussi dans la vie si ce n’est sa vie sentimentale. Non en aucun cas je n’avais à ma plaindre de ce côté-là. Cependant, l’enfant que j’ai été a toujours été un enfant timide, presque réservé et renfermé dès qu’il s’agissait de prendre des initiatives : et qui plus est quand celles-ci devaient se retransmettre pas joutes verbales. Peur du regard de l’Autre ? Oui certainement. Peur de décevoir ? A coup sûre ! Peur de ne pas attirer l’attention par manque d’adresse ou de courage : ça même aujourd’hui je serai bien incapable de pouvoir vous répondre… Quoi qu’il en soit le regard de l’Autre a toujours été pour moi quelque chose d’indescriptible. Je rêve un jour de pouvoir comprendre les hommes rien qu’en les regardant au fond de leurs pupilles et Fred de part sa posture ne m’aidait pas ce soir… Ma jeunesse ? Aussi longue qu’une théorie freudienne, aussi compliquée qu’un roman de Suskind, aussi ambivalente dans mes rapports aux femmes, aux hommes qu’un climat tempéré bordant les falaises d’Etretat. Tantôt attiré par la douceur féminine, tantôt par la force et la virilité protectrice de l’homme, j’ai cherché mes repères, mes points d’accroche : chose qu’il m’était interdit de faire, voire même d’imaginer envers mes propres parents. Aujourd’hui l’être qui avait eu tant de mal à grandir était pourtant finalement assez bien dans ses pompes. Enfin c’est ce que j’avais pour habitude de me dire chaque matin afin de passer une bonne journée. Tout à coup, Fred me stoppa dans mes pensées : « pourquoi n’as-tu jamais fait l’effort de te rapprocher de tes parents Ben ? ». Même plus étonné de m’apercevoir que Fred connaissait tout de ma vie, je restais sans voix : seules mes larmes parlaient pour moi. Une main se tendit vers moi : une main froide tendue par un geste pourtant si chaleureux. Fred venait de percer tout seul un abcès que je cherchais pourtant à cacher au plus profond de moi. En agissant de la sorte, je sentais que Fred avait maintenant les rennes pour contrôler la suite de notre conversation mais il maîtrisait également les rennes de ma vie…

Titre du billet FRED N°4/....
Posté le vendredi 01/12/2006 à 13h41 RSS signifie Really Simple Syndication

Un peu étonné par toutes ces paroles, je lui demandais de poursuivre son histoire mais Fred voulu sauter volontairement ce passage me prétextant que l’issue de cette tentative de suicide était inacceptable , incompréhensible pour moi. Il poursuivit : « Depuis ce jour là, je ne me souviens plus de grand-chose en fait, juste quelques souvenirs de rencontres, de bien êtres furtifs mais aucune trace d’amour. Je suis devenu presque invisible aux yeux des gens jusqu’au jour où contrairement à tous les autres, tu m’as vu ».


Mon âme d’éducateur revenait vite à la charge : comment pouvais je l’aider ? et surtout, pourquoi avais été le seul à pouvoir le voir ? Phénomène étrange ou simple coïncidence, la vie de cet homme avait beaucoup de points communs avec la mienne finalement et je ne sais pour quelle raison, il fallait que je lui dise, il fallait que je lui parle. Nous avons donc rallumé une nouvelle cigarette Errant dans mes pensées les plus profondes, des idées fusaient : Fred était il un frère dont je n’avais jamais entendu parler ?


Etait-ce comme dans ces films à l’américaine : un ange gardien qui veillait au bon déroulement du film de ma vie ? Avez-vous déjà ressenti cette sensation profonde de ne plus rien maîtriser ? De ne plus savoir où vous situer

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